Javelin Art - Les articles publications en vrac



Vous souhaitez recopier un sujet pour une publication ? Attention aux petites surprises. Pour éviter l'appropriation trop facile d'un travail composé
ici sans subvention par ceux d'en haut (payés pour publier des articles que l'on attend toujours), DES CHEVAUX DE TROIE ont été déposés dans
le texte. Ce sont des erreurs volontaires et insidieuses dissimulées intentionnellement. Le repérage de ces erreurs dans des travaux finalisés
constitue une traçabilité utile (et parfaite) pour pister les fraudeurs et expliquer le piratage autrement difficile à démontrer...


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Javelin Art - Les articles en vrac
by Eric Geirnaert contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr

   


Selon les propos publiés d'un champion de France de Javelot, ... qui, d'ailleurs et c'est peu de le
dire ne s'investit pas vraiment dans la communication web de son sport : "Les lancers
souffrent (*) d'un manque médiatique évident en France"
. Oui, les lancers
français et en particulier le javelot souffrent d'un manque de communication.
OUI, pourquoi ne pas prendre les choses en mains ? N'attendons
pas des autres ce que nous souhaitons... Réalisons alors
quelques publications
pour promouvoir la discipline !


(*) = Ces complaintes lamentées sorte de gémissements pleurés comme des reproches renouvelés contre les médias et / ou la fédération vont-ils servir à quelque
chose ? Vont-ils vraiment servir la discipline ? Refusant de croire que le complexe de persécution (typiquement français) puisse développer une
empathie profitable à la promotion de la discipline, choisissons l'engagement efficace d'une prise en main réelle du sujet.
Ne lançons pas la pierre aux journalistes ! Le 3ième performeur français, cette année 2013 au bilan est à 72m
seulement ! Le niveau n'est plus seulement faible, il est mourant. La faute (aussi) aux entraîneurs...
Nous sommes maintenant en 2015, et le niveau général de la discipline ne remonte pas...




Plusieurs correspondants nous interpellent par-email pour donner des "explications" qui ne
justifient pas grand chose, d'où la rédaction de ces sujets très incomplets (qui ne
sont par les bases d'un mode opératoire pour redresser la discipline).



      "Lance et tais-toi !"

      La méthode est assez franco - française. L'entraineur maître omniscient de tous les savoirs se place en donneur d'ordre, en décideur d'autorité. Il est à la fois le coach, le préparateur physique, le papa poule, le mentor et le dictateur "amical"... (Sans humour, ni exagération). La régression constante du niveau général d'une discipline (qui touche donc un lot de nombreux athlètes pendant plusieurs saisons et qui n'a rien à voir avec la blessure occasionnelle d'un leader, ou le niveau des aides financières souvent citées) s'enracine dans le paternalisme (dangereux) que développent certains entraîneurs (masculins) parfois vers la cinquantaine... Sous la tutelle de ces entraîneurs omniscients des savoirs universitaires le javelot devient l'expression douceâtre où des jouvenceaux (aux cartilages mous) acceptent tout sous l'autorité dangereuse de quelques entraîneurs paternalistes... qui d'ailleurs peuvent se batte bec et ongle pour conserver leur place qui constitue l'oxygène de leur vie. Dans cette position, l'athlète est effectivement sous tutelle et doit exécuter les travaux sans réfléchir. Sur le terrain, l'entraîneur ne prend les athlètes que séparés, un à un... Il faut éviter les conflits, les railleries, les rivalités entre poulains. Du coté des médias, les journalistes sportifs rapportent la situation en expliquant effectivement que tel athlète est le "poulain" de tel entraîneur. Cette conception de l'entraînement en duo (en couple parfois), est caractéristique de plusieurs sports individuels. La méthode a ses écueils. Outre la vie plus ou moins tumultueuse du duo (notions privées extra sportives), le couple ne participe pas à la progression générale de la discipline...

      Un autre modèle différent, opérationnel et efficace existe. Il consiste à réunir tous les athlètes de la même discipline et d'exiger, en stage, que les leaders plus âgés (entraînés par un collège de plusieurs entraineurs présents) transposent leurs acquisitions du moment en coachant les plus jeunes devant les entraîneurs... Restituer le message reçu démontre que le dit message est assimilé. Reformuler la perception d'un sujet est aussi un moyen FORT d'appropriation. La restitution immédiate du message sportif (donné par les entraineurs) déjà reformulé par l'athlète à un plus jeune (devant les entraîneurs) développe une autonomie sportive de ce leader qui demain deviendra entraîneur. Cette conception d'entraînement diffuse réellement le savoir de génération en génération, cette méthode permet de vérifier que le savoir est assimilé et prépare les générations suivantes sans coupures. Ignorant cette méthode, les stages (régionaux) français se résument parfois en attroupements de couples hétéroclites où chaque poulain cherche son papa-poule en tergiversant beaucoup de la multiplicité des techniques présentées en réunion. Finalement le dit stage franco-français n'est pas bénéfique puisque le doute s'installe et de reprendre alors chacun sa petite vie de couple en entraînements privés... Pourquoi donc ces notions importantes sont ignorées, occultées ? Pour promouvoir le javelot, ne faut-il pas analyser la situation qui freine le développement de la discipline ? Ici on ne parle pas d'argent mais de méthode...

      Attention, n'allez surtout pas transformer les propos de l'article. N'allez pas dire que le travail sportif en duo est impossible. Evidemment l'exploration fine des recherches techniques de pointe se fait en binôme. Extrait du groupe, un coach peut se rapprocher d'un athlète et affiner les exercices. La chose à retenir et à comprendre (et donc à expliquer sur le terrain) est qu'une vie entière passée sous tutelle d'un "gourou multifonction" n'est pas une situation forcément profitable. Le poulain doit s'émanciper, il doit comprendre son environnement, il doit viser l'autonomie (sans pour cela renoncer à un ou plusieurs entraineurs).




En Finlande, en Allemagne, la focale est réellement posée sur la transmission du savoir collectif.
Etre athlète et entrainer n'est pas incompatible. Au contraire. Coacher, expliquer ses
perceptions fines renforce beaucoup la compréhension des mécanismes... Une
maitrise technique ne peut survenir que si et seulement si l'athlète peut
expliquer ses intensions. De fait l'entrainement en groupe n'est
pas superfétatoire (= qui s'ajoute inutilement au reste).



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      Ce site Internet Javelot (réalisé sans subvention) est spécialement dédié à ceux (se reconnaîtront-ils?) qui ont opéré pour étouffer le javelot français en refusant les coopérations au seul risque (inavoué) que le partage de la discipline (française mais pas seulement) ruinerait le monopole ploutocrate d'expertise qu'eux seuls étaient capable de mener. Où sont aujourd'hui ces donneurs d'ordres, ces distributeurs de savoir ? Où sont ceux qui expliquaient, sans autres arguments : "TAIS- toi, lance, tu ne connais rien!"... Finalement, l'argent a été récupéré ici et partagé là (sans promotion de la discipline). Ah, l'argent toujours l'argent ! Dans certains pays, on communique avec l'effigie des lanceurs de javelot ! (humour)... Chez nous la passion du javelot ? La passion n'est pas la possession cupide maladive du Javelot technique. Ce site Internet semble "fonctionner" (déjà assez bien), preuve finalement que l'adage "lance et tais-toi" n'est pas le terreau de développement de la discipline.





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      Un autre adage dit : "il n'y a pas que le sport dans la vie"...


      Souhaitons (quand même) que le javelot France où les leaders disparaissent (plus souvent qu'ailleurs?) pour blessures aille de l'avant en trouvant ces collaborations qui, profitables à tous, permettent d'améliorer significativement la visibilité de certains sujets de la discipline. Le sport évolue vers le professionnalisme et l'image. Les sponsors, la communication, les médias sont les enjeux de demain... Cette présentation internet tout azimut, (cet étalage pourrait-on dire) n'a que pour seul souhait de fédérer les acteurs animateurs qui participent à la promotion du javelot. Déjà des travaux sont à l'étude. Et, présentons, ci dessous, quelques articles publiés.







Voici, un pêle-mêle de quelques "remarques / articles" très perfectibles

déposés sur le web (et exploités déjà dans plusieurs travaux) pour
re-"lancer" la promotion du javelot...









Rédactions - idées originales
Eric GEIRNAERT / Javelin-Art.
contact: eric.ambre.jaune@hotmail.fr






Selon les correspondances reçues
par e-mail, articles en préparations :



1- Renforcer le coude pour le javelot.

2 - Perfectionnement estival précompétition (musculation
générale et spécifique) quelques erreurs à éviter.

3 - Gestion mentale, éducation gestulle, des choses simples et rentables.

4 - Approche planifiée d'un entraînement pour la compétition.

Les performances sportives de haut niveau qui font l'actualité au javelot (celle par exemple de Keshorn Walcott, junior, devenu champion
olympique à Londres 2012 -à la surprise générale-) démontrent que la discipline est effectivement réservée aux acteurs talentueux.
Mais, le talent n'est rien sans le travail (bien fait dans un environnement maîtrisé et favorable). Les performances (même
surprenantes) sont surtout le fruit d'un bon travail d'entraînement. Voyons dans ce dossier l'entraînement planifié, la
programmation annuelle, la reprise après arrêt. Quelles sont les choses importantes à savoir et quelles sont les
principales erreurs que l'on peut facilement éviter... La suite du dossier (avec la collaboration de maîtres réells
de la discipline) est disponible au format PDF, par correspondance, contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr






      Article : NOUVEAU symposium et des chiffres -toujours- inutiles...


      Si, en France, vous arrivez au javelot, on ne sait jamais (ce sport est passionnant !) vous pourriez bien assister (en stage) au symposium international des entraîneurs locaux; (le mot international est utilisé ici en gros caractères rouges sur l'affiche A4 car un entraîneur belge est là pour assurer la cuisine du repas du midi). Si vous assistez au congrès in-ter-na-tio-nal, (aujourd'hui personne dehors car il pleut), vous verrez sans doute apparaître au tableau noir la présentation des graphes correspondant à des mesures d'angles. Oui, c'est très à la mode ! Les entraîneurs barbons se focalisent sur les angles, les vitesses d'éjections, les mesures trigonométriques (sorties du chapeau d'un magicien fou)... Bref, on se croirait à l'école ou dans l'atelier des ingénieurs qui préparent la conception du décollage d'une fusée. Les graphes sont ceux correspondant à plusieurs athlètes comparés, superposés, et, déjà des conclusions sont données... On tergiverse en réunion privée sur des choses très compliquées pour un auditoire baigné d'autosatisfaction où le niveau d'exécution est faible... Les filles qui prennent des notes (les bonnes élèves) lancent à 30m... OUI, arrêtons-nous 10 secondes pour réfléchir 5 secondes à la soupe étrange de chiffres que l'on présente. Oui, n'oublions pas que la ligne des 80m pour les garçons est le souvenir rêvé d'un passé de plus en plus lointain. Et, l'assistance des filles présentes est surtout formée par ces étudiantes de Masso-kinésithérapie de l'école xxx (record personnel 34m) qui sont venues avec un questionnaire médical pour sonder l'état sanitaire des troupes...

1) Tout d'abord, il faut comparer ce qui est comparable. Le lanceur x est comparé au lanceur y. Les deux lanceurs ont-ils été mesurés sur des jets à la même intensité ? Selon l'intention plus ou moins volontaire, le geste (et donc les mesures d'angles) -chez un lanceur- peut varier. Selon les conditions extérieures, (vent pluie, beau temps), le mouvement peut changer. Une vitesse d'élan réduite sous la pluie conduira des angles modifiés. Il faut donc prendre des athlètes (dans le même état de concentration) au même moment, dans les mêmes conditions...
2) Autre point maintenant. Les morphotypes des lanceurs comparés sont-ils identiques? Une variation d'angle de 2° chez un lanceur qui mesure 2.14m est (compte tenu des leviers énormes) plus significative qu'un écart plus conséquent de 5° chez un lanceur qui mesure 1.75m. L'écart à la moyenne doit prendre en compte le morphotype du lanceur de javelot.
3) Remarque importante. Pour estimer les angles, la caméra a-t-elle été placée rigoureusement au même point fixe? Attention, certaines images données par des caméras déclenchées par infrarouge (aux J.O. pas exemple) ont des objectifs grands angles (si ouverts) que les proportions sont dénaturées, faussant vers l'exagération beaucoup les mesures.
4) Autre point fondamental. Les mesures d'angles qui s'attachent par exemple à considérer la position de la main (qui tient le javelot au moment du blocage) résulte rigoureusement des effets produits plus bas. Une fixation ratée en bas modifie les angles en haut, c'est évident. Aussi, pour comparer des valeurs de la main, il faut que les valeurs (plus bas, soient rigoureusement les mêmes chez les deux lanceurs comparés).
5) Les mesures exprimées sont souvent si précises qu'elles occultent l'idée fondamentale des positions moyennes (chez un même individu).


      En fait ces observations chiffrées "ultra"-dogmatisées sont assez inutiles... Je m'explique. Prenons l'exemple d'acteurs qui joueraient une pièce de théâtre. Vous pouvez, assis dans la salle, mesurer les déplacements des personnages. Vous pouvez mesurer les angles des mouvements que font les bras, les genoux, mais, que saurez-vous vraiment de la pièce jouée ? Vouloir comprendre la pièce présentée en prenant une série de mesure n'est pas très profitable. Focalisons-nous sur le mouvement des mains... Les mains montent à 45° au dessus des épaules, et alors ? Bref. Appréhender le spectacle joué par des mesures vous place comme observateurs "distant" et ignorant. Le plus intéressant serait de comprendre les motivations, les intensions motrices des acteurs. Ce sont les intensions qui créent les mouvements, lesquels produisent des angles. Dans la scène 2 de l'acte 3, l'acteur est en colère et lève donc les bras ! La compréhension réelle des intensions est plus fondamentale que l'angle mesuré. Pour comprendre le javelot, c'est la même chose ! Peu importe la valeur des angles mesurés, il faut comprendre les intentions du sportif. Les entraîneurs qui exposent des mesures d'angles risquent fort lors des entrainements sur le terrain de demander des positions adéquates sans expliquer les "méthodes" pour y arriver... A l'inverse, un entraîneur qui ne demande que des intensions bien orientées obtiendra des positions justes sans utiliser de chiffres abstraits. La méthode très universitaire qui utilise le chiffre pour raconter le javelot (en gardant les mains dans les poches) est bien moins efficace que celle de l'entraîneur (animalier, le "dompteur") qui parle à la "bête" en transmettant des intentions. Je le sais mes propos vont choquer, mais 5 heures de chiffres parlés, ne valent pas 5 minutes d'entrainement avec un ancien coach (comme à la belle époque) où l'on place l'athlète à la main sur les bonnes positions, en lui montrant la séquence des gestes à produire. Les expressions de quelques entraîneurs brillants (voir ici dans cette image) sont plus explicites que des jargons hermétiques de ceux qui pensent le javelot avec des chiffres sans le vivre.
CQFD (Ce Qu'il Fallait Démontrer) réfléchissez aux informations que l'on vous donne. Développez votre esprit analytique, pour que vous puissiez, vous-même, réellement progresser.
.



 
Les médaillés olympiques Jorma Kinnunen et Pauli Nevala conduisent l'entrainement et prodiguent les précieux conseils...
Peu de paroles inutiles et une transmission des bonnes attitudes où l'entraîneur vit complètement ce qu'il maîtrise !...



      En conversation avec le staff des entraîneurs finlandais, les notions d'angles sont à l'occasion utilisées pour argumenter les intentions à conduire. "Arrangez-vous pour garder telle position dans telle moyenne." Le chiffre est éventuellement utilisé pour fixer les idées et SURTOUT pas comme un objectif à atteindre (=modèle français). En discussion avec quelques spécialistes, on échange sur les INTENTIONS et les conduites à tenir pour anticiper les bonnes séquences. Parler technique nécessite de comprendre ce qui induit le mouvement. Le chiffre n'induit rien, le chiffre est une résultante... Pour transmettre une technique (reproductible) il faut que les athlètes s'approprient les intentions. Et, expliquer l'objectif du bon geste par des mesures de trigonométrie (surtout a des enfants) est assez hasardeux. Par pitié, ne mettez pas trop de mathématiques dans le javelot, la discipline n'a pas vraiment besoin de cela.













      Article : Le javelot britannique serait-il dans la tourmente ?


      Oui, on n'en parle pas vraiment, mais, le javelot britannique serait-il dans la tourmente ? Nation véritablement à la pointe dans le lancer de javelot (de 1985 à 2000) les britanniques cherchent leur(s) nouveau(x) leader(s). Difficile de reprendre les rênes de la discipline tenues par Steve Backley... Outre le palmarès et les performances évidemment excellentes, Steve Backley a montré des réalisations techniques si parfaites qu'elles font toujours parler. Steve Backley était le rival nécessaire de Jan Zelezny (recordman du monde tchèque), duo idéal (voir cette image) qui a finalement poussé les deux hommes à donné le meilleurs d'eux-mêmes. Aujourd'hui le spectacle est d'un autre niveau... Les espoirs sportifs des jeux de Londres 2012 ne permettent pas de prévoir le leadership retrouvé de la discipline dans un avenir plus ou moins proche. Faut-il ici aussi pratiquer d'avantage la valse bien triste des entraîneurs ? Steve Backley, est consultant sportif, markéting et conférencier d'entreprise dans la motivation et le domaine de la performance. Où peut-on trouver une solution pour le javelot britannique ? Tient pourquoi ne pas penser à Fatima Whitbread, le modèle féminin thésaurisé (si parfait) qu'il a inspiré lui aussi toute une génération d'entraîneurs pointilleux qui rêvaient tous de reproduire le dixième du début d'excellence de cette technique cible que certains garçons (d'un niveau international) n'ont jamais approché... Abandonnée à la naissance, Fatima Whitbread est devenue l'une des plus belles images du sport mondial. Souvenons-nous de quelques 52 lancers à plus de 70 mètres... Fatima Whitbread, ci-dessous, (l'une des plus grande étoile du sport britanique) pourrait-elle être le "phénix" du javelot national ? Fatima Whitbread, évidemment impliquée dans l'athlétisme britannique est responsable de l'encadrement de nombreux jeunes athlètes. Espérons qu'elle puisse rapidement transposer sa technique (parfaite) à un lanceur doué et réceptif pour retrouver ce modèle qui manque tant dans le paysage de l'athlétisme mondial et du lancer de javelot à haut niveau. Madame Whitbread, nous aimerions tant vous revoir dans ce si beau sport qu'est le lancer de javelot.





L'image est superbe, ci dessus Mervyn Luckwell est sous les lumières aux jeux de Londres 2012. Mais, dans les
faits, les britanniques cherchent leur(s) nouveau(x) leader(s) au lancer de javelot...
Homme, femme, peu importe, la situation est assez urgente...




Le triple médaillé olympique au javelot Steve Backley (à l'inverse ici des finlandais) n'estime pas avoir la vocation ultime à encourager les jeunes britanniques dans le sport. Préférant la communication, les publications, le sponsoring le partenariat commercial et le markéting d'entreprise, l'étoile du javelot britannique a opté pour d'autres voies que celles exclusivement du terrain... Oui, après la compétition une reconversion, réorientation... surtout économique, en quelque sorte...








      Article : Comment appréhender ce sport si étrange qu'est le lancer de javelot ?


      Actualtés - News: 31 ans, le poulain est tombé. Fauché par la patte folle cassée. Pas grav, l'entraineur s'en va chercher un autre doué, un cadet, tout frais, pour le préparer au lancer. Ah, l'affaire. L'entraîneur a flingué son poulain. Bon, il y avait un peu d'amitié... Isolé, le duo avait bien travaillé, IMPOSSIBLE d'approcher; le poulain, ça se bichonne, c'est propriété privée.
Bon, nous ne sommes pas aux courses hippiques, mais, bien au lancer javelot français. Le poulain est à terre...

      Dans certains sports collectifs -où les résultats sont calculés financièrement-, et donc anticipés, lorsque dans l'équipe les blessures sont trop nombreuses, on "vire" le préparateur physique. Pour le javelot français, sans être aussi expéditif, ne faudrait-il pas envisager l'œil conseil d'un observateur compétent, impliqué et disponible. L'œil d'un consultant même gratuit ? Je ne prêche SURTOUT pour personne !!! Mais des personnes talentueuses, réellement douées, existent, -parfois en free lance-. Je pense à un certain kinésithérapeute !
Dissociations musculaires et également gestuelles, actions musculaires en fréquences, qualités d'explosivité, notion de vitesse, contrôle des blocages articulaires, perception des appuis, respect des alignements, contrôle des déséquilibres, acquisition des amplitudes, recherche du relâchement, travail d'élasticité sur les attaches... Le javelot peut s'enrichir de subtilités fines. Pour avoir pratiqué le boomerang avec mon frère (qualifié plusieurs fois aux championnats de France et recordman du monde par équipe sur les épreuves longues durées), j'ai découvert toute la perception cruciale (hyper rigoureuse) des conditions extérieures déjà transposable au lancer de javelot où apprivoiser le vent devient une arme TRES appréciable ! Ma surprise la plus insupportable (en tant qu'athlète) aura été d'assister à des exposés sur le lancer de javelot où le vent et l'action de l'air étaient négligés pour rendre des théories ridicules. Esprits dérangés peut-être ?... A quoi se limite le javelot dans certaines équipes ? Réponse : muscul - lancer. "Aujourd'hui, y pleut - dehors, donc ce sera muscul." Dans cette vision binaire, où, effectivement, la pluie tombe en extérieur, pas certain que les notions utiles à la discipline soient correctement appréhendées (puis agencées dans le temps au cours de la saison ou dans une séance où incompatibilités peuvent survenir).
Etre intellectuel -à outrance- n'est surtout pas la solution pour pratiquer le javelot. Le javelot n'est pas un art, mais juste une discipline sportive qui oscille entre prévoyance et hasard. Ici, on ne parle pas de plan d'entrainement, mais, cette approche intelligente -non arrogante de la discipline- impose déjà une certaine structure, qui, malheureusement fait défaut lorsque l'on évoque le javelot français.

      Le poulain est "mort", patte cassée... Que faire, reproduire la même histoire ? Certains veulent monter une équipe de sport où l'on pratiquerait, sérieusement le lancer javelot? La première action est d'échanger un message. Il faut relier les personnes, communiquer pour fédérer les potentialités de chacun et nourrir ainsi à la volonté de l'éventuel nouveau groupe...








      Article : Le beau javelot (ubiquiste) indépendant des drapeaux...


      La discipline du lancer de javelot a beaucoup évolué, dans le geste évidemment ((les techniques anciennes sont surtout celles où le tronc est très incliné vers l'arrière) et également dans le matériel et les normes. A une certaine époque, Lancer "beau" était plus important que lancer loin. Aujourd'hui la tendance est inversée. Et peut-importe le style (et les blessures liées aux mauvais gestes) du moment que les performances sont là. De nos jours seule compte la performance. Le geste n'a vraiment aucune "valeur"comparé à la distance du lancer... Dans ce contexte comment appréhender la technique ? Est-elle d'ailleurs un passage obligé, un mal pour un bien ? Selon les pays, les approches (par écoles et par époques) sont assez différentes... Examinons ce sujet très intéressant.


      Les dispositions, les potentialités initiales des jeunes talents sont importantes pour pratiquer le beau javelot -éventuellement de haute compétition-. Mieux vaut être grand, habile, rapide (capable de lancer la balle de golf loin, très loin) pour appréhender correctement la discipline. Mais, la volonté pure n'est pas seule suffisante pour s'approprier une "bonne" technique. S'approprier quelque chose (une technique) suppose une intention volontaire maintenue. De fait et en pratique, le beau javelot peut pointer ici et là et donc exister partout. L'émergence du "beau" javelot est ubiquiste. Cependant, l'environnement immédiat joue ensuite évidemment un rôle prépondérant dans le développement du geste. Il faut VRAIMENT tordre le coup à ceux NON spécialistes (journalistes sportifs) qui écrivent que la réussite se réalise forcément ailleurs en terres lointaines. Non, la technique n'est pas corrélée à un environnement géographique. Pour élucider les technicités de quelques écoles, il suffit de lire les vidéos, c'est imparable. Encore faut-il savoir décrypter les mouvements en séparant évidemment les réactions motrices mécaniques des intentions. N'en déplaise aux dits journalistes, le graal du beau javelot n'est pas la propriété d'un état (prédisposé ?). Le graal (mais existe-t-il ?) serait plutôt (et cela concerne alors toutes les activités) une disposition intellectuelle de la personne à échanger, partager, écouter en confrontant la vérité biomécanique et physique des faits. Donc, être finlandais ne constitue pas une ressource suffisante qui assure une réussite au lancer de javelot. Par contre les finlandais savent partager, expliquer. Donnons alors la parole à Paettari Filiköanen qui, arrivé en France pour ses études, a intégré notre groupe et permet de voir la discipline autrement. Posons les mêmes questions à Petteri Piironen , est l'entraîneur assez magicien qui propose ses services à Kuortane. Pour sonder la discipline en amont du travail de terrain, pour rechercher l'existence d'éventuelles "approches" différentes, pour tester la théorie de plusieurs théories spécifiques, allons à l'essentiel, posons les questions à Uwe Hohn , le maître lanceur (devenu entraîneur). Uwe Hohn est (toutes mesures prises) le détenteur du record sportif peut-être le plus impressionnant. Uwe Hohn est le premier homme à avoir dépassé la barrière mythique des 100 mètres au javelot planeur (javelot ancienne norme) une performance à l'origine d'une nouvelle norme pour le matériel. Uwe Hohn est le personnage le plus irremplaçable qu'il soit pour un article de fond concernant l'orientation technique du lancer de Javelot. Le sujet est également posé à Tom Petranoff . Tom Petranoff est le deuxième performeur mondial de tous les temps au javelot planeur, 99.72m. Tom Petranoff qui entraîne sa fille Leigh, rapporte ne jamais avoir été blessé pendant sa carrière. Cette mention (pour un sujet qui concerne la technique) est si remarquable qu'elle mérite d'être précisée. Proposons les mêmes questions également à Werner Daniel . Werner Daniel est l'entraineur de Christina Obergföll championne du Monde (Moscou 2013) une athlète brillante que l'on n'a pas besoin de présenter. Demandons la participation à Garry Calvert . Dans le monde du javelot, Garry Calvert est par son passé d'athlète et sa reconversion en tant qu'entraîneur une référence... Garry Calvert a été entre autre l'entraîneur de Petra Rivers (69.28m en 1982) et de Jarrod Bannister (89.02m en 2008). Tous ces messieurs références mondiales du javelot, spécialistes de la technique, répondent à nos questions. Les propos rapportés ici ont été échangés en anglais, (mais pas seulement) nous espérons que les traductions sont aussi fidèles que possibles.
 


  
 
Certains entraîneurs (français) soutiennent des propos assez surprenants concernant la
technique du javelot comme le fait qu'il y aurait une technique fille différente
de celle des garçons. Sans être un grand illusionniste, l'observation
des images doit pouvoir offrir un début de réponse. Mais posons
quand-même, .../... , quelques questions aux spécialistes.






Questions posées par
Eric Geirnaert - JavelinArt

et réponsées rédigées par :

Paettari Filiköanen
/ Petteri Piironen
Uwe Hohn / Werner Daniel

Tom Petranoff
/ Garry Calvert

 


1) Existe t-il une technique pour les garçons et une autre gestuelle pour les filles ? Ou, le modèle recherché est-il unique ? De la même façon apprenez-vous des choses différentes selon les catégories d'âge (balle et javelot) ? Ou, tout le monde doit-il rechercher le mêle modèle pratique théorique unique ? Est-ce un avantage pour l'enfant que les parents deviennent les entraineurs ?
P.F. : Oui je vois les questions. A l'inverse de ce que j'ai compris ici en France, chez nous en Finlande les parents "entraîneurs" ne constituent pas un "grand" problème car de cette façon l'enfant est réellement impliqué au javelot. Et, de toutes les façons, arrivé au stade, tout le monde échange sur tout, chacun partage et les entraîneurs sont partout, toujours disponibles. Les parents sont ouverts, les discussions sont réelles avec nos meilleurs performeurs mondiaux devenus entraîneurs. Les entraînements collectifs (qui fédèrent) sont vraiment les lieux d'apprentissage des enfants. Les parents entraîneurs en France ou en Finlande sont deux choses différentes. Concernant la technique, là aussi la vision chez nous est différente. La gestuelle n'est pas un but théorique ou esthétique. La technique est ce que l'on voit et ressent sur le terrain. La technique est la même pour tous, les garçons et les filles. La technique, c'est le moyen de réaliser des performances, et donc, chacun accède alors à son niveau selon ses capacités. Il y a autant de gestuelles que d'individus. Mais les fondamentaux d'apprentissage assez invariables (uniques) de la technique sont expliqués à tout le monde. Là où certains imposent, nous pensons qu'il faut expliquer. Comprendre est important. Appliquer également, mais réellement il faut comprendre pour reproduire juste. La technique de haut niveau a évolué avec la transformation du matériel (et aussi le poids des javelots 400-500 gr. chez les jeunes). Mais, la base reste commune. Rapidement, dès le jeune âge, les intensions sont connues de tous. Chacun module son geste selon ses capacités. Le lanceur est libre d'adapter des variantes selon sa forme. Pour l'éducation, nous arrivons vite au javelot, car c'est vraiment la volonté première de chacun surtout si des entraîneurs prestigieux sont présents et animent les séances.
U.H. : Je pense qu'il n'y a pas de différence de technique entre les garçons et filles pas plus qu'il y en a entre la balle et le javelot. La raison est simple: la balle doit tout simplement être lancée comme le javelot (au moins par les lanceurs de javelot, évidemment). Tout le monde doit trouver une voie technique personnelle (adaptée, individualisée) en mettant l'accent (le focus) sur le modèle technique de base ! Travailler et développer une technique avec les parents n'est pas forcément bon mais cela dépend (évidemment) des compétences de chacun.
P.P. : Basicly there is no different technic for boys and girls. Basic issues in technic are the same. Every javelin thrower is an individual including personal strengths and weaknesses. Those strong features are to be developed and weak points to minimize. Theory is just a good starting point and the big picture is built based in individual features. It is always good that parents are interested in the hobby of their children and in the beginning they can also act as their child's Trainer. Spending time together as a family additionally is quality time. Whether the parent is most suitable person to do the job depends on individuals: for some people it works and for some not.
W.D. : Non selon moi il n'y a aucune différence entre les techniques filles ou garçons. C'est le même modèle cible. De plus le lancer de balle (exercice musclant) n'est par la première approche recommandée ni la meilleure. Il faut vraiment débuter tôt avec le javelot puis venir à la balle mais de façon alors très contrôlée. L'initiation, l'acquisition des gestes dans l'espace doit se faire avec le javelot. Autre point, maintenant, il est évidemment possible de débuter le sport avec papa et maman, mais progresser régulièrement et longtemps n'est pas si facile et d'autres voies doivent alors être (selon les cas) explorées.
G.C. : Well we all like to think that we have one technique for both boys and girls. In reality I have found that I have one basic technique that teaches the "Fundamentals " of the javelin throw, but every teenage thrower has different physical and mental levels. So the maturation level of an athlete will determine what they are capable of doing. A great example is the different maturation levels of the 2011 World Youth U18 Girls javelin final. 1-Hussong (Germany), 2-Flinck (Sweden), 3-Cilione ( Australia ). The sizes and strength levels were varied along with technical competencies. Girls usually find the advanced position harder to hold and execute compared with boys. Most coaches tend to keep females more upright and rely on run up speed. So I see that the techniques are very different between boys and girls. The bottom line is though that I coach basic fundamentals to both boys and girls. In some cases parents learning the event and becoming coaches has resulted in great performances for juniors. It's rare that this is the case as they progress to senior throwers. It is essential that parents are involved at an early age for many reasons but this usually needs to be managed.
T.P. : Selon moi la technique est "intro-spective", elle résulte du volume des séries travaillées et de l'habileté (personnelle) mise en œuvre dans les exercices sportifs effectués. La technique provient rigoureusement d'un travail effectué. En quelque sorte, la technique "vient" à vous. La technique procède d'un travail et ne constitue pas un modèle distant implacable qu'il faut s'approprier, (copier). En tant qu'entraîneur, je n'enseigne alors pas le style "Zelezny" ou je n'applique pas la solution "Petranoff". Garçon ou fille, peu importe... J'enseigne prioritairement la coordination. Tout d'abord je corrige les faiblesses structurelles (dans la charpente du corps), puis, je pose les bases de la mécanique du corps en travaillant du sol vers le haut (sur un corps donc coordonné et bien charpenté). La plupart des observateurs extérieurs qui s'entraînent avec nous sont surpris (parfois déconcertés) par les relatives intensités, et/ou par le constat qu'on lance progressivement en travaillant l'ambidextrie (la correction et la reformation du côté faible). Le travail d'initiation -dans cette intention- doit alors être abordé comme un amusement ludique. Le geste (la technique donc) né du travail personnel effectué et moins du copié-collé d'un modèle appliqué se construit pas à pas (personnellement). L'essentiel à comprendre pour le javelot est que discipline est exigeante pour le corps et les blessures surviendront inévitablement si vous ne préparez pas une anticipation à lancer loin et lancer dur. En tant qu'entraîneur, mon idée est que les parents coaches ont cet avantage (ou, au moins, cette intention) de faire attention à ce qu'ils font.




Tom Petranoff a inventé le concept Turbojav, une éducation gestuelle pour initier les bases techniques du javelot...
La stratégie symétrique pour une meilleure maîtrise ! Tom Petranoff préconise l'ambidextrie et une gestuelle
travaillée (maîtrisée pas à pas) en amont de la technique cible pour initier un javelot qui refuse les blessures.
Ces propos sont connus en France. Mais savoir et appliquer sont deux choses différentes.
En France, ... la réalité de terrain, ... est française...




2) La technique est un modèle théorique cible et abstrait qu'il faut copier ? Ou, à l'inverse, dans votre conception des choses, la technique est une récupération personnelle adaptée à l'individu ?
P.F. : La technique qui, assez homogène (= fixe dans les grandes lignes), est modulée selon certains, peut et doit s'ajuster à des potentiels différents -et/ou des problèmes physiques- ce qui, finalement, revient au même.
U.H. : La technique est un modèle cible, avec des règles de base, mais que l'on doit personnaliser.
P.P. : In javelin there are particular rules which need to happen in order to achieve a good throw. A real theory model of an ideal throwing technic does exist. Many times a throw technic might look very different to a spectator, but in the end from all the good throws you will find particular similarities of which a perfect throw is built of.
W.D. : Plusieurs points clefs fondamentaux au lancer sont incontournables. Le blocage de la jambe, les fixations, le passage de l'épaule. Mais les moyens mis en place sont individuels avec des originalités propre comme le pied (la qualité de pied plus ou moins exprimée selon les individus). La technique est une cible obligée, les qualités exprimées sont une expression individuelle.
G.C. : Fundamentally, javelin has basic biomechanical movements that you would like to see taught to everyone from beginner to elite. There are some movements that coaches emphasize but in different ways. We have linear front on throwers, we have rotational, and we have throwers who can't control speed and go airborne. But an essential concept in throwing is "right leg drive" creating power into the hip drive and ultimately the block. The worst concept being promoted is the "Soft step", which has been the main cause of stagnation in USA throwing development. I believe there is a basic technique and then there is the individual athletes' style. Clearly that relates to the feel the thrower has and his physical shape and strengths.
T.P. : Comme je l'ai dit dans ma précédente réponse, la technique est une construction personnelle. Et, de plus, il faut savoir que le javelot doit être lâché (libéré) à une vitesse de 28-30 mètres par seconde. Ceci impose donc des impératifs mécaniques. Il existe alors plusieurs différentes "solutions" (ou adaptations) techniques, il y a des transitions, des modulations et évidemment des étapes à franchir... Mais, dans ce panel de progression il y a des impératifs forts à tenir comme les inclinaisons du lancer à 25-35 degrés soutenues par des vitesses qui doivent être apportées.



3) Il y a plusieurs objectifs possibles. Quels sont les orientations recherchées ? Préférez-vous un athlète qui réalise des performances ? Préférez-vous un athlète qui lance juste, avec la belle technique en respectant le modèle juste ? Donnez-vous d'avantage d'importance à la progression personnelle qu'aux résultats d'excellence ?
P.F. : La progression est rapide si les gestes sont précis, tout est lié et peut aller très vite. Nous ne séparons rien. Nous ne préférons rien. L'essentiel est d'arriver dans le haut niveau.
U.H. : J'ai fait du javelot pour transposer un enseignement de qualité avec ceux qui aiment pratiquer la discipline en progressant et pas seulement pour produire une bonne et belle technique ! La qualité intrinsèque d'une technique est en tout cas corrélée aux compétences de l'athlète.
P.P. : I do not have any special ideal trend how to throw javelin. Like I earlier mentioned in a good throw there are particular tendencies of which an ideal throw consists of. The big picture is built based to individual needs: one's training is more focused on training strength and other's training might be more concentrated on speed. The only goal in coaching is to help the athlete to achieve better results and constant improvement. Some athlete might reach international top level but at the same time personal best result for another athlete can be in a result-wise totally something else. Nevertheless I admire each and every athlete who is willing to put themself on line and has the gutt to challenge their own limits.
W.D. : Ces questions n'ont par un grand intérêt et n'ont même pas vraiment lieux d'être. L'objectif du lancer de javelot, c'est le lancer -tout simplement-. Et, vous devez surtout exploiter le meilleur de chaque individu. Il ne s'agit pas de formater les personnalités mais tout simplement d'atténuer et d'estomper les points faibles. Un adage dit : parlons peu mais agissons. L'essentiel est dans l'action et la réalisation.
G.C. : Well my whole coaching philosophy is based on learning and understanding technical movements, and then executing them well in training. The next step is adding various degrees of pressure to ensure that this holds up. Finally, the ability to perform that technique in a competition. Performance comes from that. We all would like to win or medal but its more important to teach an athlete to throw correctly. So I don't emphasize performance. The same comes of personal progression this is so important to encourage development and long term involvement. We must change the culture of our society that only the people who finish in medals or come first are the winners. We must see and reward athletes giving their very best.
T.P. : Oui, dans la modulation, il y a plusieurs orientations possibles et nous apprécions, par exemple, le vent à une vitesse maximum de 10 à 15 mi/h de portance arrière... ou inversement un vent plus léger de face 5 à 8 mi/h. Oui, j'apprécie évidemment les athlètes qui réalisent des performances mais, cependant surtout pas, au détriment d'une technique qui serait exécrable ou pas terrible. Je ne sais pas trop ce qu'est dans l'absolu une "bonne" technique... La bonne technique est surtout: le lancer gagnant. Le lancer gagnant chez les femmes en compétition aux derniers championnats du Monde a montré des réalisations gestuelles formidables. Mais avec une puissance améliorée vous pourriez sortit des performances à la hauteur des garçons. Christina Obergföll est une excellente concurrente mais ses derniers 69 mètres auraient pu être 75-77m si elle attendait le bon timing précis pour concrétiser son blocage. Sino, oui je donne une importance égale à la progression comme aux résultats. Les deux notions ont une importance égale.




 
Inventeur du concept Turbojav, et précurseur de tout ou presque dans la discipline, Tom Petranoff
prend en main de nombreux athlètes et coach sa "grande" fille Leigh, déjà très performante...





4) Le nombre important des leaders médaillés au javelot permet-il à la discipline finlandaise de vivre assez sereinement ?
P.F. : Oui, mais non, pas vraiment. Certes, sept médaillés d'or olympiques, mais aucune autosatisfaction, je javelot finlandais doit se réinventer... En fait, les enfants apprennent surtout la technique de base plus rapidement que les adultes. Les acquisitions sont rapides. Après quelques conseils et 15-20 minutes de formation en groupe, les enfants mémorisent les directives. Outre les titres mondiaux obtenus, les meilleurs représentants actuels (Tero Pitkämäki en tête) ont des défauts techniques flagrants. Formés pendant de nombreuses années, les lanceurs modernes n'ont pas une fixité technique idéale et optimum. Pauli Nevala, Seppo Räty, ci-dessous (et d'autres) ont la bougeotte. "Il faut revoir le rythme perdu et la précision gestuelle qui fait aujourd'hui défaut. La pose du pied solide est essentielle. Cette notion est aujourd'hui escamotée." soupire S. Räty avant d'ajouter : "Les lanceurs de javelot finlandais ont suivi mauvais exemples." Même ici en Finlande, il faut revenir aux fondamentaux. Aucune autosatisfaction. Il faut ne faut rien négliger, comme par exemple la distance de récupération après le lancer (réception du plongeon) que certains ne prévoient pas ou ne font pas pour diverses raisons. La technique doit se pratiquer, se concrétiser sur la piste de lancer et moins dans une chaise devant une vidéo. Le terrain permet de s'approprier un style, le copié collé à partir des vidéos n'est pas la solution finale. Les bons anciens entraîneurs de clubs sont de moins en moins nombreux, ils arrêtent leurs activités. Il faut revenir à la méthode par laquelle les jeunes formés sur le terrain deviennent les animateurs entraîneurs compétents de demain. Certes, le palmarès est beau, mais le successeur olympique de Tapio Korjus, médaillé d'or à Séoul en 1988, se fait attende. Faut-il revenir aux fondamentaux pour réinventer le javelot finlandais ? Les entraîneurs le croient.



4bis) Avoir plusieurs titres prestigieux, décrocher des médailes est-ce suffisant pour devenir coatch en Finlande (Allemagne, autre) où tant de champions existent ? Comment devenir entraîneur ?
U.H. : Le titre seul n'est pas suffisant. Cela peut aider mais pas nécessairement. Il y a beaucoup de bons entraîneurs qui opèrent partout sans passé d'athlète ! En allemagne, vous devez étudier ou produire et faire des cours (qualifiés) pour gravir les échelons (du bas vers le haut), pas à pas, années après années.
P.P. : Anyone who is interested in the sport event can become a Trainer. Own passion for the job determines how good you can get. All work put in coaching is important whether it is coaching children in a sports club or coaching an Olympic winner. Medals and titles aren't that important reason for continuing doing coaching but the possibility of helping someone to reach their dreams.
W.D. : Les titres, les médailles ne sont "rien". Le lustre et le faste de la victoire (sportive passée) d'un athlète n'est pas le critère d'existence d'un futur entraîneur. Pour devenir coach, il faut nécessairement une licence. Et, ceci fait, il faut surtout écouter la sagesse des entraîneurs en place (écouter les anciens) et se faire alors sa propre expérience. En pratiquant ainsi, de générations en générations, il n'y a pas de perte de connaissance. Ecoutez, apprenez et construisez vos propres idées.
G.C. : Well in Australia and now (USA), there are coaching courses such as Australian Track and Field Coaches Association where you become graded. I have noticed that some of the best coaches didn't necessarily win medals or titles but were a student of the sport and did everything they could to acquire knowledge and become the best teacher they could be. Some great athletes find it difficult to coach / teach.
T.P. : Devenir coach aux USA nécessite de passer un certificat et de pratiquer l'entraînement pendant plusieurs années.








5) Dans plusieurs pays, en Finlande par exemple, désormais des stages internationaux existent (je pense à Kuortane, évidemment). Les lanceurs de plusieurs pays se côtoient et échangent. Bon, ceci dit, lorsqu'un athlète arrive en stage pour préparer une compétition importante que faites-vous ? Imaginons qu'il a un défaut technique assez important. Cherchez-vous une petite adaptation temporaire pour lui permettre de conserver des performances correctes pour cette compétition ou préférez-vous, tout de suite, enlever ses défauts même si ses performances vont diminuer dans l'immédiat ?
P.F. : La réponse dépend du défaut évidemment. Et, les positions dans ces discussions -évidemment problématiques- ne sont jamais arrêtées. En fait, le staff des entraîneurs explique le problème pas à pas et l'athlète doit choisir lui même sa réaction. Nous envisageons toujours la solution où nous souhaitons croire que le lanceur puisse comprendre lui même les choses. Il est certains que des gestes complètement automatisés nécessitent beaucoup de travail d'intégration en amont, mais des transitions à tous les stades peuvent survenir. Cette intégration gestuelle -avec corrections permanentes- existe dans tous les sports. Lors de la rectification d'un geste nous pratiquons 5 à 8 fois le geste juste puis nous lâchons le mouvement complètement pour voir ce qu'il en reste. Nous renouvelons l'exercice dix fois de suite avant de poursuivre sur un autre détail. En procédant ainsi nous mettons en place un schéma répétitif simple que l'on peut mémoriser et alors reproduire pendant l'échauffement de la compétition importante. Cette reprogrammation gestuelle (avec corrections des défauts) est surtout difficile chez les adultes. Chez les enfants le travail s'opère très facilement. Les défauts peuvent alors s'enlever comme la mauvaise peinture sur un bateau. C'est dans ce sens que l'éducation gestuelle chez les enfants est importante. Mais, avec la vidéo, désormais, les choses évoluent vers la sophistication, la complexité des choses.
U.H. : Tout dépent de la situation (très particulière). Tout varie selon le niveau sportif et la nature réelle du problème. La problématique est très liée à l'athlète !
P.P. : In short coatching projects where as there's only a few weeks' time to prepare to important games it is not possible to start doing big changes in the technic or physical features. During that time most important is to concentrate on achieving the Athlete's strengths to maximal level and trying to get the mind off from the possible weaknesses. It is most important to influence to Athlete's self-confidence. In longer (appr. 12 months) training periods it is already possible to have an effect to technic and physical features. Anyhow it is important to recognize Athlete's training history when started to plan training. Any big changes are not good to start doing but maintain the training in already learned models familiar to the Athlete and adjust those to work better for the Athlete.
W.D. : Lancer le javelot nécessite d'accepter qu'il faille apprendre en continu. L'apprentissage ne s'arrête jamais. Cependant pour les périodes surtout pré-compétition, il ne faut rien changer aux automatismes acquis (et installés par la répétition des gestes maintes fois contrôlés à l'entrainement). Ils y a un temps pour tout. Il y a un temps pour l'apprentissage et un autre pour le renforcement sur cet apprentissage. Il y en a un également pour la préparation mentale où l'acquisition gestuelle est évidemment fixée. Et, pour répondre à la questions du comment gommer un défaut, ce travail de re programmation du geste meilleur se fait l'hiver.
G.C. : Well the majority of coaches look for the safe approach and try not to cause further drop in potential performance. We need to understand the time till the major event. As well as that we need to be clear on how receptive the athlete is to change. In saying that, I have always adopted the approach to break the whole technique down and rebuild. Many athletes continue to throw the same way with the same coach and program year after year, and even if their form has dropped. Top 10 athletes all have periods where there is this drop in form. The greatest male performer since Zelezney has been Andreas Thorkildsen, but he has seen in recent seasons his technique and form drop. But then again so has the standard in Top 30 in the world. So I guess if an elite athlete contacted me to coach him and had major technical problems, I would always pull his technique apart totally and rebuild no matter how long it takes. The risk if you don't do this is major injuries. The result if you do is longer throwing and reaching their potential.
T.P. : Cette problématique est quand même liée à l'âge. Chaque athlète est différent et il faut voir la situation particulière où le lanceur est éventuellement capable d'ajuster son geste sans perdre sa confiance (mentale). Les athlètes plus âgés, qui peuvent être enracinés avec quelques mauvaises habitudes gestuelles, sont difficiles à fixer (dans le temps, une durée de quelques mois...). A l'inverse les plus jeunes athlètes peuvent apporter rapidement des modifications utiles à la problématique du moment. Dans tous les cas, et dans cette configuration, il faut tester et évaluer les compétences et les faiblesses (voir l'adaptabilité) et essayer de travailler de toutes les façons sur les questions structurelles et technique du moment.



6) Préférez vous un lanceur instinctif ou un athlète qui intellectualise sa technique et réfléchis beaucoup ?
P.F. : Ni l'un ni l'autre. Cette conception assez universitaire du sport n'a pas lieu d'être. Nous optons pour l'idée qu'il puisse y avoir des athlètes qui exécutent correctement les choses et lancent loin... Le moyen d'y parvenir n'est pas essentiel. Chacun est libre d'appréhender le chemin comme bon lui semble, le seul sujet important est d'être au rendez-vous.
U.H. : Chaque sportif est différent et comme entraîneur vous devez être capable de travailler toutes les situations avec tous les modèles.
P.P. : Working Athlete-Trainer / relationship is based on good communication. Athlete is thinking and the Coach is thinking and this way it is possible to improve results and react the challenges soon enough. In training situation it is good that the Athlete is able to tell how he / she feels. When both learn what Coach sees and Athlete feels, relationship is on the right track. Athlete needs to be trained so that in the competition the performance comes automatically, but still Athlete is able to adjust a little bit some detail when needed. Common language between the Coach and Athlete has to be so strong that with a slight gesture it is possible to tell what needs to be fixed. Still all the changes have to be familiar things which already have been done during training sessions. Nothing new tricks should not do during the competition.
W.D. : Oui, je ne préfère rien, je ne choisi rien mais j'applique simplement une méthode. Cette méthode pourrait se résumer de la façon suivante :1) faites les apprentissages avec les réflexions associées, travaillez pas à pas, lentement, progressivement. 2) faites les séquences de mémorisations gestuelles. 3) Laissez faire les choses et exploitez les automatismes reproduits naturellement. Evidemment ce "cycle" est infini et se programme surtout sur un calendrier annuel.
G.C. : Preference is always to have an athlete who can go to a competition and just throw and not be concerned about "thinking" with his technique. But that is an ideal world, and usually athletes focus on 1-2 things when they compete, assuming everything else is in rhythm and second nature. Timing is something you can't force but comes from hours of repeating correct movements.
T.P. : En fait, si vous pensez vos automatismes... Moins vous pensez, et, plus vous êtes en mesure (en capacité) de réagir vite, d'où le niveau d'excellence des résultats.



7) Avec les autres entraîneurs, parlez vous tous le même langage autour d'une seule voix où avez vous des divergences d'idées ? Comment et où sont faites les grandes découvertes techniques ? Travaillez-vous en équipe lors de réunions pour chercher la vérité ? Utilisez-vous la vidéo et des outils modernes ? Ou la méthode est empirique ?
P.F. : Oui, les grands principes techniques sont partagés. Les meilleurs lancers convergent vers des idées communes. Mais les moyens de parvenir aux gestes parfaits divergent où du moins évoluent depuis quelques années. Le sport se "technocratise". Matériel, argent, savoir et pouvoir transforment les choses qui fonctionnaient depuis toujours. Sans être nostalgique de quoi que ce soit, le javelot se pratique sur le terrain. Certains voudraient instrumentaliser la discipline, rendre déjà technique les choses qui, avant, étaient simples. C'est un peu l'évolution également générale du monde. Comme on le dit toujours, Il y a un large éventail de styles, mais la bonne technique au javelot est unique...
U.H. : Parler avec plusieurs d'entraîneurs, dialoguer, accepter que tout le monde puisse avoir ses idées et ses pensées... Echanger, mais il faut rester ouvert aux nouvelles idées... Utiliser les outils modernes est difficile là où je travaille... Mais dans les pays européens, oui, mieux vaut utiliser ces ressources.
P.P. : I have conversations about sports and javelin throwing with other Trainers also training other form of sport. In conversations I do not go into details except with that particular Athlete or own team of Athletes. In general I do follow a lot how other Athletes do their training and sometimes you will pick some good new ideas in your coaching.
W.D. : Nous communiquons, nous parlons nous échangeons tous, (surtout concernant la biomécanique). Nous utilisons les vidéos. Et, au final nous arrivons à une idée assez consensuelle, focalisée (et rassemblée) des choses.
G.C. : I have only met a few coaches around the world who I felt I was on the same page with. It's funny as you are on opposite parts of the world. I remember my time with Tom Petranoff, we were talking like we knew each other for years and yet we had different approaches to teaching. That is a special situation the exchange of ideas and learning. Tom understands the event like no other and he also teaches so simply. I spent hours with Kari Ihalainen in Australia discussing my concept of "Active Right Leg" and "Blocking" and showing him how this was implemented with Jarrod Bannister 89m. The intensity of discussion was great. Don Babbit USA clearly is a step up in the world of elite coaching. He has an incredible grasp of technical models and their implementation. Don is a true student of the sport, who has gone to great lengths in search of knowledge and skills. I grew up in an era where the best you could do was to analyse photo sequences and see the occasional super 8 film. My learning came through intensity of observing body movement and developing an "eye" for athletic movement. A stint in Hungary in 1981 being coached by Miklos Nemeth and my time with the legendary Franz Stampfl has moulded me into the coach that I am today. I never used to use any filming but I have been using filming over the last years to help show athletes where they should focus on. I don't group with other coaches and discuss and pool ideas. The big technical discoveries I made came from designing a learning process for athletes to follow which taught "Active right leg" drills and the understanding of correct "Blocking". Also changing an athletes understanding to not use the "C position" and forward rotation, the common technique being taught. But there is an alarming trend these days for athletes to try and self coach by doing youtube analysis and throwing. Breaking down their own throwing and corrections. I feel this has been the biggest mistake developed in the evolution of javelin / coaching / competing. The role of an elite coach is more apparent as the athlete climbs towards world level. Javelin throwers need to have an elite coach with them more ensuring that everything is being delivered with world class coaching and advice, with successful planning. The standard of men and women javelin at world level has dropped and I put this down to mainly very poor technical coaching as well as the top throwers struggling to pass 90m and 70m. The women's world record is very low in comparison to the mens and there should be a breakthrough there. Clearly Abakumova, Obergfall and Spotokova have the physical athleticism to throw over 72m.
T.P. : La plupart des entraîneurs aux Etats-Unis ne sont pas spécialisés javelot. Et ils ont d'ailleurs tendance à être tournés d'avantage vers le disque. Je ne connais que quelques entraîneurs aux Etats-Unis. Aucune réunion donc pour quelques recherches "fondamentales" d'ensembles aux USA... La situation ici concernant le javelot est triste, pas d'argent, aucun intérêt, pas d'entraîneur. Selon moi, les "grandes" découvertes techniques qui resteraient à faire n'existent pas. Sinon, oui, vraiment. Nous utilisons la vidéo dans chaque session de lancer de javelot et également pour apprécier les autres exercices de lancers. La vidéo est l'un des outils les plus importants pour apprécier le suivi réel des réussites d'un athlète.



8) Que pense le public d'une équipe d'entraîneurs nationaux qui explique son savoir pour aider les autres athlètes originaires des pays étrangers ? Le javelot finlandais (sorte de richesse nationale) peut-il est partagé et donné comme cela ? Partager est-ce votre objectif ?
P.F. : Les entraineurs partagent, échangent vraiment avec les jeunes. Et, certains pratiquent des techniques et jouent avec leurs outils sophistiqués pendant les stages internationaux. Mais, le plus important reste le terrain et les chaussures de sport. Le public ne s'y trompe pas. Le public aime je javelot, moins les outils. Partager n'est pas un objectif, mais, un plaisir. Le message général est le suivant :"vähemmän puhetta, enemmän tekoja", ce qui veut dire : moins parler plus d'action... L'argent doit être remis sur les entraîneurs. Tout le reste (technocratisé, compliqué) reste secondaire. Pauli Nevala, Jorma Kinnunen et Seppo Räty arpentent les terrains pour prêcher la bonne parole aux enfants. Ils sont irremplaçables.
P.P. : I don't actually think what other people think about my way of coaching. I work with those Athletes who want to work with me and I will do my best in order to help them the best way I can. It would be idealistic in sports when everyone has possibility to have access in all necessary information. In that case the breaking point would be: who is able to utilize information best way.



9) Faites vous des séances spécialement dans les conditions climatiques difficiles pour apprivoiser le vent par exemple ?
P.F. : Pas vraiment. Non, pas "spécialement". Etant donné que l'on est et que l'on doit être dehors par tous les temps, le geste (depuis l'enfance) se pratique par tous les temps. Ailleurs en France vous faites vos stages au soleil, à la plage, sous les cocotiers. En Finlande, les stages se font en Finlande dans le climat Finlandais. Et, tant mieux qu'il y ait du vent, il y aura du spectacle.
U.H. : Pas spécialement. Mais lorsque l'on est sur le terrain pour une séance et que les conditions sont (ou deviennent) difficiles nous sommes là, alors, oui!
P.P. : It is important to train in different circumstances. In important competitions you can't affect on maintaining circumstance but you have to be prepared for everything. We always traing according to our plan whether sun is shining or it is raining cats and dogs so to speak. Adjusting is the key.
W.D. : Oui, sans aucun doute ! Quelque soit le temps, les séances sont programmées, qu'il vente qu'il pleuve ou qu'il neige. Le javelot est un sport qui se pratique en extérieur. Tous les climats doivent être apprivoisés.
G.C. : Where I coach we can throw outside most of the year so we tend to have varied weather conditions. I set throwing with all types of winds so as the athlete doesn't become complacent with ideal and favorite conditions. Many large stadiums are windless and that is so different than open field throwing.
T.P. : Nous nous entraînons dans toutes les conditions avec et sans javelot.






En lisant entre les lignes, en décryptant les propos tenus par les vrais animateurs, ne faut-il pas voir les
prémisses d'une tension entre ceux qui pratiquent l'athlétisme de terrain (les bons entraineurs
comme à la belle époque) et ceux désormais qui conceptualisent les théories et tiennent
les rênes du pouvoir dans cet athlétisme "coucouné" de plus en plus élitiste ?
Question : le javelot finlandais aurait-il sa propre dualité ?




10) Quelles sont vos réactions, vos implications émotionnelles lorsque vos athlètes réalisent des records? N'est ce pas finalement un peu frustrant d'être oublié par les journalistes ?
P.P. : Every time the athlete succeeds it makes me feel good. Especially seeing the Athlete who is feeling good and happy makes me happy. It is the Athlete who has done the work in order to achieve good results. Athletes are the stars and they have to be visible in media. In case someone is interested in the Trainer, then it shows that the Journalist is interested in to know what is behind the result. Unfortunately that does not happen that often, only the results are playing the part in sports.Naturally I wish that Trainers would be noticed a little bit more often while it is a real occupation. That is still a long way in Finland where professional training is not much respected and that for sure reflects to the salary.
G.C. : The more you become involved in your coaching it becomes your life. You put so much mental and physical time into everyday coaching so you definately live your sport. Similar to when you competed yourself. At times I have felt that the emotion of coaching exceeded the focus and energy of the times I used to compete. Why it's very simple. An athletes career has a limited time span and a coaches career can be over 50 years, so you coach many athletes and share their journeys. The times when I have an athlete perform and produce exceptional distance at world level, I can only say it's an emotional high and a complete feeling of exhaustion as well. Journalist and media sadly can be the making or breaking of an athlete and coaches rewards in Track and Field. If and when the performances are at a high, unless you are a Usain Bolt etc you will often become forgotten within a day after a great performance. To earn an income from the sport we rely heavily on what the public know about us and if they dont have information provided to them then they just dont follow the sport as they do with team sports. I think our sport of track and field and its governing bodies have done a very poor job with the responsibility of making our sport, attractive, well known, and a viable option to the professional team sports dominating the world in our media. When you consider elite soccer players, basketballers, baseballers, footballers on huge $ contracts, athletically are inferior to the best track and field athletes, you really would believe that our sport really needs to take a good hard look at how they should market Track and Field to the world better.



11) Jusqu'à présent, les entraîneurs, les animateurs javelot expliquaient q'un bon lanceur était un lanceur adulte, une personne "âgée". Et, la maturité du lanceur se situait à 30-35 ans, avec un bagage technique qui compense la perte de vitesse. Aujourd'hui les choses changent. Les jeunes athlètes sont de plus en plus présents (et aussi de plus en plus jeunes). Des juniors deviennent même champions olympiques au javelot (Londres 2012). C'est assez étrange... A côté de cela, les lanceurs âgés sont de plus en plus (sérieusement !) bléssés. Est-ce une évolution normale du sport, (une transformation naturelle du javelot), ou, est ce le résultat (improbable ?) de l'"évolution humaine" ? Est-ce autre chose ? Faut-il alors pratiquer le javelot de plus en plus tôt, au risque de pertuber la croissance et de traîner des maux articulaires et osseux ? Pouquoi les blessures sont aujourd'hui si fréquentes ?
G.C. : For me i think that all of this is generally the javelin event has been through a big lull over the last years. You could see it coming with the dominance of elite throwers Zelezney, Parvaineen, Raty, Makarov etc. There was going to be a period of retirement and these throwers threw for as long as possible. In the junior ranks the great throwers appeared Thorkildsen, Pitkamaki etc and began to dominate. The amount of elite throwing depth was at an all time low. The Finnish program which consistently produced 90m throwers went through a low period. The Russians also stagnated. My observation was that the top throwers were technically excellent and the mid range throwers were technically average and hence injuries increased and stagnation in form.Usually in the javelin, the "Most dynamic event in track and field", if the development of an athlete is monitored correctly, progression is constant and the physical conditioning usually moves forward with technical competancy. These days javelin has started to see athletes from different countries reach Olympic Qualifying. They are young aggressive throwers with low level maturation and sometimes no personal coach. The result have shown an event with lack of long term development and throwers who are real "Technicians" like previous years. I am not sure where the elite coaches have gone to, maybe it's the lack of career paths. Also the demands of the competion schedule around the world often sees the elite compete back to back often and they then miss quality specific training. The pressure on competing at a high level for long periods and re producing mini peaks has contributed to the strains on the throwers and hence injuries have escalated. We also must be clear that young athletes are grabbing opportunities and winning major events. Why is that? Yes they beat everyone on the day. But the distances being thrown are at an all time low. If you are 15m below the world record and no one throwing over 90m that year, then the event itself is not where it should be. I think if we are to promote javelin more at earlier ages coaches have to take the responsibilty to condition their athletes bodies and teach the athletes correctly. Its this area that needs some coach education focus. To me it is essential javelin throwers have an elite coach who monitors closely their progress.




Les meilleurs français souvent strappés ?
Une technique alors dans la "douleur" ?

 

 
Exploiter une gestuelle travaillée (en amont d'une technique) permet d'éviter les blessures.
Lancer au courage en repoussant la douleur ne vaut qu'un temps, surtout pour le javelot.





      Epilogue...

      Ignorant l'art pour l'art, et, l'art guerrier du javelot (image ), ce qui nous intéresse, ici, dans ce dossier, c'est l'aspect sportif de la discipline. Plusieurs choses intéressantes apparaissent avec ces réponses croisées qui caractérisent l'école finlandaise et allemande. Les deux écoles préconisent toutes deux l'initiation rapide des jeunes (surtout avec le javelot), mais les allemands sont moins tournés vers le tissu "familial" et optent résolument pour un staff professionnel structuré. Dans ces écoles et comme l'explique très bien Tom Petranoff, le précurseur, l'éducation gestuelle, en amont, -avant l'acquisition progressive du "geste" qui constitue(ra) la technique- est essentielle. Le coude systématiquement bandé des jeunes lanceurs semble être une "étrange spécificité française" où l'on travaille souvent en duo... En Allemagne, en Finlande (là où les entraîneurs sont à plusieurs) les enfants lanceurs de javelot (strappés au coude) qui lancent sont "rares"...

      Les réponses reçues (et comparées entre elles) -plus certaines autres correspondances non publiées ici- démontrent que certaines questions posées sont déconcertantes : "Lancez-vous pour produire une belle technique gestuelle ou pour réaliser des grandes performances ? Et, d'ailleurs, pratiquez-vous des séances spécialement dans les conditions climatiques difficiles pour apprivoiser le vent ?"
Cette problématique ainsi amenée déroute les allemands et les finlandais (tous fondamentalement très compétiteurs). Mais, en France, en Belgique et même ailleurs, j'ai constaté que certains entraîneurs étaient si persuadés que le haut niveau (international) était hors d'atteinte qu'ils ont opté pour une autre voie. Le "lancer-beau". Issue de la pensée universitaire, l'idée est ici de former des lanceurs qui peuvent servir utilement une iconographie pour quelques publications à venir. Oui, si lancer loin est impossible, autant lancer beau avec une belle gestuelle et une technique esthétique alors utile aux travaux professionnels présentés aux universités. D'ailleurs pourquoi risquer la blessure inutile ? Un exemple ? Un certain entraîneur (très connu!!!) refusait que son poulain lanceur de poids (et javelot) fasse plus de 100Kg en développé couché, juste pour le plaisir assez égocentrique de dire qu'il était, lui et lui seul, capable de proposer de beaux lanceurs sans autre considérations. D'ailleurs, transposé au javelot où l'engin propulsé est léger, la situation devenait caricaturale. "Pour produire vos performances sans trop se fatiguer autant attendre les grosses conditions climatiques avec le vent. Tient, un exemple, dans certains pays, pour réaliser les minimas internationaux quelques terrains sont spécialement construits à des endroits bien stratégiques, sur la falaise face à la mer, là où le vent fort et régulier permet de faire des grandes performances. En Belgique deux terrains sont assez pentus et permettent vraiment de gagner plusieurs mètres." Dixit le dit entraîneur...
Aussi étrange que surprenant, certains coachs (pour se mettre en valeur sans prioriser la carrière des athlètes) n'ont pas -ou plus- comme objectif unique de lancer loin. Ces propos vont étonner, déranger, mais, c'est la réalité de terrain... Certains entraîneurs (nationaux !) pratiquent le "lancer beau"...
Bon, oublions ces coachs, et voyons cette fois le même objectif côté athlète. Aucune imputation cette fois à l'entraîneur, l'athlète peut lui aussi (seul) orienter son image vers le "lancer beau". J'ai en mémoire l'histoire assez récurrente de madame xxx qui, pour les rendez-vous importants, perdait régulièrement 7kg la semaine
pré-compétition. Un petit régime pour être belle et lancer beau... (Sans humour). Cette pratique ruine évidemment les espoirs de records pendant les grandes épreuves majeures. Au final, le javelot français (un certain javelot français) n'est pas tout à fait le javelot allemand ou finlandais. Mais, bon, c'est la variété qui fait la beauté des choses...



U.H. : Eric, bien évidemment j'aide les gens à lancer mieux (avec une amélioration technique et gestuelle) à lancer "sympa et beau" en quelque sorte, mais, au final, à la fin de la journée seul compte le résultat réel de la performance et de la progression ! Pour moi, il n'y a aucun sens à travailler des années durant pour installer l'art gestuel d'une technique juste esthétique pour concourir alors avec des "compétiteurs" beaux qui réalisent 40 ou même 30 mètres ! Si certains ont cet objectif artistique et peuvent être heureux avec ça, aucun problème, mais, pour moi, c'est une perte de temps... L'art n'est pas le sport de compétition et mieux vaut pratiquer quelques autres sports. Dans certains pays on pratique l'art esthétique du javelot sans essayer de jeter loin !!! Pour moi, sans plaisanterie, une technique est belle (ou valable) que si et seulement si l'athlète concrétise -à l'âge qui est le sien- un bon résultat final. Une belle technique est une technique rentable. Le beau est une autre conception des choses. On ne peut rien y changer si certains entraîneurs n'aiment pas rechercher les résultats, et s'ils refusent de le faire. Moi, en tant qu'athlète, j'aurai pu pratiquer un autre sport que le javelot, le ski, le ski nautique ou la voile... Mais, c'est fondamentalement l'esprit de compétition -en améliorant la performance- qui a été ma motivation. Pratiquer le lancer de javelot sans tenter de jeter loin serait sans doute la dernière chose que j'aurais souhaité faire en tant que jeune athlète !!! D'un autre côté, il est tout aussi insensé à faire 100kg et plus encore en pull-overs ou arracher 140kg pour ne lancer seulement que 70m au javelot (comme on le lit et l'entend ici et là). Il devrait être possible de lancer encore à plus de 100m !!!


Autres correspondances, autres questions selon les souhaits et propos des entraîneurs.

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/ contact - rédactions : eric.ambre.jaune@hotmail.fr





      Article : Laissons-nous prendre au(x) Jeu(x) (de l'esprit) olympique sportif ! Le corps et l'esprit du javelot...


      Cette découverte (ci-dessus) du javelot finlandais (de l'intérieur, certes, très partielle) est intéressante à plusieurs titres. Premièrement, le constat actuel du javelot finlandais, infirme l'idée (publiée par des entraîneurs français !!!) que la discipline gagnerait durablement en promotion progression, si par magie providentielle un champion olympique survenait dans l'hexagone. Attention, il faudrait d'abord que ce champion veuille effectivement s'impliquer (quotidiennement, durablement) à la formation des jeunes. Et pour ne prendre que l'exemple de Steve Backley, un champion peut envisager autre chose que devenir le "papa poule" de la la génération à former. Non, et d'ailleurs, l'effet de locomotive (entretenu par les articles à sensation des journalistes) ne fonctionne pas dans le transfert des perceptions gestuelles et la connaissance utile de tous les paramètres d'un plan d'entraînement pluri annuel. Seul, un homme ne peut pas former des centaines d'athlètes séparés dans le temps et dans l'espace. L'effet fan-club qui amène le nombre ne dure qu'un temps et n'est pas vraiment moteur dans la qualité du niveau d'un groupe qu'il faut coacher en permanence pour progresser.. Deuxièmement, une autre idée guidée par Montaigne et exprimée par nos commentateurs de télévisions est que l'athlétisme formerait cette grande famille idéaliste d'athlètes gentils à la "tête bien faite et bien pleine". Heu, oui, mais non. La réalité pragmatique est différente... Les lanceurs à la tête bien faite -qui savent alors quoi faire pour éviter les blessures (et sourient déjà au straping des français courageux)- lancent pour exprimer une autorité très fonctionnelle. Evitons de donner des précisions qui permettraient de reconnaître les protagonistes, mais plusieurs écoles fonctionnent exclusivement ainsi (par suffisance, domination et parfois arrogance)... Le javelot n'est pas un art fédérateur "peace-and-love" ! Confer alors quelques cérémonies nationales de remise des VRAIES récompenses (oublions ici les médiailles) où le costume d'apparat (parfois militaire?) est enluminés de galons ! L'habit ne fait pas le moine, mais, les plumes font bien l'oiseau. On comprend vite que le statut des personnes n'est pas forcément celui d'un petit contrat aidé jeune sur un coin de table (dans le modèle français). Le détaché sportif est rattaché à l'armée, d'où l'introspection des gestes (introspection inexpliquée des journalistes) qui accompagnait la victoire là où nos sportifs auraient déjà été exubérants pour s'attirer les lumières... Sans faire de géo-stratégie-politique, sans porter le moindre jugement, le sport (le javelot) est parfois un outil d"expression politique, il peut être ailleurs une formule culturelle ou même un axe de "stratégie militaire". Cinq nations au moins (réellement pour le javelot) fonctionnent sur ces modèles assez éloignés du "peace-and-love" français... Interroger les athlètes de plusieurs pays permet de mieux décrypter les horizons qui ne sont pas forcément ceux éclairés pas les lumières de nos commentateurs préférés... Le javelot formerait une "grande famille" ??? Une grande famille de quoi ? D'ailleurs, une remarque, le javelot de demain se prépare aujourd'hui. Les meilleurs entraîneurs, (véritablement l'élite parmi le top du top) -qui ont déjà quitté l'Europe depuis quelques temps-, donnent désormais leurs conseils en Chine. Les meilleurs entraîneurs au lancer de javelot ont trouvé l'opportunité commerciale de pratiquer la discipline avec des athlètes qui veulent rattraper leur "retard". Le javelot (discipline médiatique pour son aspect spectaculaire) est un peu plus qu'une discipline de l'athlétisme.

      Si l'athlétisme était une grande famille solidaire unie, peut-être aurions nous assisté à quelques scènes émouvantes d'apitoiement lorsque, ce 13 juillet 2007, notre représentant en saut en longueur au meeting Golden League de Rome a été blessé au dos par un javelot lancé hors secteur. L'accident, terrible, est survenu en direct sous les lumières des caméras. La grande famille des lanceurs est-elle venue prendre immédiatement et sincèrement des nouvelles de l'infortuné sauteur ? Non... Le concours a même continué... Ignorant l'empathie, la pitié, la compassion, le lanceur de javelot est d'avantage forgé comme un "commando de marine" que comme une infirmière tendre qui irait aux nouvelles. Jusqu'au jour, où, bloqué dans un ascenseur à Bruxelles, -tient donc !- notre lanceur coupable (pas forcément "responsable") a rencontré notre athlète miraculé. Espérons qu'il y ait eu enfin des excuses, (un sourire ?) pour croire que "la grande famille du sport" (qui compte quelques tricheurs) puisse être autre chose qu'un rêve utopique auquel nous aspirons tous... Oui, les plumes font les oiseaux. Et, les lanceurs de javelot, sont parfois de drôles d'oiseaux ! Javelin-Art aime le javelot beaucoup moins les drôles d'oiseaux...

      En fait, comme à la "belle époque" du sport d'état, les choses n'ont pas vraiment changé... Outre l'accomplissement physique et spirituel de l'individu (qui passe au second plan) les victoires (surtout internationales) doivent aujourd'hui encore être les pièces ostentatoires qui prouvent au monde la supériorité d'un idéal. Quelques pays (assez nationalistes?) achètent les entraîneurs prestigieux de la discipline et veulent nous faire croire par des reportages "pédagogiques" que la priorité est donnée à l'éducation (gestuelle et motrice) de la jeunesse... Mais, est-ce bien la beauté du sport qui anime les esprits ? Les animateurs impliqués qui sont conduits par le "beau" javelot sont peut-être aussi guidés par un idéal qui n'est pas que sportif...
Jarrod Bannister, en compétition préolympique, mars 2008, (89,02 m), en améliorant surtout de 5 mètres son record personnel a parfaitement résumé la situation. "Nous ne sommes pas dans des épreuves glamour."
J.B.: "Us throwers, especially, do it tough - we are not in the glamour events. That throw just kept going, but there's plenty more in the tank to go. The biggest thing now is going to Europe to shake up the big boys before the Olympics. I hope this is enough to get some attention and some sponsors, maybe."
Ignorant les réelles motivations, faut-il alors regarder en "aveugle" l'évolution du sport et rendre hommage aux résultats en idéalisant une discipline de plus en plus tournée vers l'impact, l'argent ? Au niveau international, les sportifs et lanceurs professionnels sont de moins en moins nombreux. Les Jeux Olympiques sont de plus en plus chers, et, la fête terminée, les stades sont déjà abandonnés... Les installations olympiques de Grèce - 2004 (d'un coût de 11,2 milliards selon des estimations indépendantes) n'ont eu un taux de reconversion qu'à hauteur de 30% lorsque le reste est abandonné pour des frais d'entretiens non budgétisés... Si le sport devait fédérer les hommes pourquoi ne pas séparer toutes les disciplines olympiques en ouvrant l'organisation des épreuves à plusieurs pays hôtes via des installations déjà partiellement existantes... Pourquoi ne pas partager le gâteau lucratif du sport mondial ? Pourquoi centraliser l'organisation des évènements majeurs dont on veut encore nous faire croire qu'ils fédèrent les hommes de façon utile...

      Le sport, -c'est vrai-, et c'est d'ailleurs (encore) le cas, fédère les peuples (de la plus belle des manières) autour d'une même application physique. "Ho, oui, c'est beau ! Ils sont tous occupés à faire la même chose, le même sport !!!" Mais, la compétition (dans le même temps) produit l'effet inverse et cristallise toutes les tensions. La compétition ramène avec elle les frontières invisibles qui continuent à cloisonner les hommes. De façon assez surprenante les sportifs en activité, par l'effet de la compétition et du classement, (beaucoup moins par la difficulté et la douleur de la pratique) portent un jugement assez monolithique inflexible sur certains groupes. Ils vivent alors sans raisons leurs réactions plus ou moins orgueilleuses, arrogantes et/ou de confiances. Ces réactions-réponses sont (pour le javelot) surtout appréciables, lorsque, surprises, elles manquent à l'arrivée d'états complètement nouveaux qui arrivent sur le devant de la scène. Certains maillots font peur (de façon parfois irraisonnée), d'autres non. Le processus n'est pas très logique puisque détaché souvent des performances. Difficile d'affirmer (au moins pendant la compétition) que le javelot puisse fédérer alors que certains sont ruinés par la peur... Affirmer que le sport et l'athlétisme puisse être ce grand idéal utopique qui réunirait les hommes. Oui... Mais, pour le javelot, il faudrait alors arrêter de mesurer les lancers, il faudrait passer aux notes "esthétiques" du geste produit...





      Article : Des choses à voir -mais côté javelot on n'apprend rien-.


      En regardants les espaces Internet (web et facebook) de ceux qui pleuraient au manque de "communication / médiatisation" du lancer de javelot français, (athlètes depuis immobilisés six mois pour blessures et donc assez disponibles pour K-O-M-U-N-I-Q-U-E-R), je ne vois rien de bien intéressant ou pédagogique pour apprendre et progresser dans la discipline du lancer de javelot. Bléssé, oui... Six mois au moins de rééducation, donc plein de temp libre (pour communiquer et promouvoir la discipline !!!) Les images lancées sur la toile se succèdent, celles, surtout de la cicatrice consécutive à l'opération chirurgicale de cette blessure qui "devait bien arriver", celles des paysages bucoliques des stages au soleil, celles également des copains bronzés, musclés torses nus et heureux-insouciants car encore épargnés des blessures. Dans le carnet de santé, le carnet de voyage, (et même déjà le carnet rose), je ne vois rien, aucune information, que je puisse transposer à des athlètes pour leur permettre de progresser... A quoi alors peut servir cette com ?

      Bon, nous allons justement en stage et dans le groupe notre meilleur athlète (qui n'est pas lanceur) se plaint d'une douleur récurrente à la cheville. Ne soyons pas fous, irresponsables, évitons les problèmes. Notre athlète VEUT faire du javelot et PROGRESSER sans aggraver sa douleur. Bon, entendu. Comment faire une vraie séance d'entrainement sans risquer la blessure. Nous allons profiter de cette douleur pour modifier l'entrainement collectif et travailler autre chose et autrement. Sans faire d'appuis douloureux au sol, sur le tartan (dont le rendu avec les pointes de javelot est impossible tout aussi dangereux que les basquettes surtout glissantes sur terrain humide) nous allons faire une séance tonique et ludique. Déconcertant pour les puristes, mais, la méthode est efficace. L'exercice développe l'équilibre, la motricité, la dextérité, l'amplitude et la dissociation gestuelle sur des angles modulés. Le mouvement renforce le gainage général. Et, pratiqué des deux côtés, l'exercice permet de rééquilibrer le dos. Cet entraînement développe SURTOUT une motricité parfaite pour rattraper des jets ratés. En faisant cet exercice on peut lancer "comme les finlandais". Qu'allons-nous faire ? Allons à la plage et approchons nous de cette dune de sable. Personne aux alentours, d'après vous qu'allons nous faire ?

      Sur cette pente douce en sable nous allons disposer des massues au sol. Commençons par déposer une massue. Dans le sens de la pente (pour faciliter l'exercice) placez vous à deux mètres de la massue, levez les bras et d'une position arrêtée (sans élan) faites une roue en ramassant la massue que vous lancez pendant le mouvement. Pas facile de réaliser un tel lancer. Lorsque vous coordonnez bien le timing, (du ramasser, tourner, lancer) vous compliquez l'exercice en disposant cette fois deux puis trois massues espacées de 2-3 mètres (toujours dans sens de la pente). Maintenant vous enchainez une séquence de deux, trois roues et donc autant de lancers. L'exercice doit de faire du coté droit puis du coté gauche. Lorsque vous dominez correctement le geste, vous reproduisez la séquence dans le sens opposé (contre la pente) pour cette fois travailler d'avantage en musculation. La variation des angles de lancer et des amplitudes pour soulever la massue renforcent beaucoup les chaines musculaires. Cet exercice doit de faire de façon raisonnable et raisonnée. Puis sur le sable plat, humide et donc plus stable, vous pouvez terminer par une petite compétition avec élan ! Ce travail qui peut faire sourire est extrêmement profitable au lancer de javelot. Une douleur à la cheville ne vous empêche pas de participer (en dosant évidemment les intensités). Les appuis dans le sable doivent évidemment rester souples. Cet exercice n'est pas un spécifique javelot, mais bien un général de coordination musculation...

      Cet exercice développe l'Ambidextrie. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le travail entretenu d'un exercice latéralisé sur une chaîne opposée à celle sollicitée pour le javelot développe la force générale (des deux chaines opposées) dont le bénéfice est alors profitable aux performances. Pour éviter les déséquilibres d'un travail (trop spécifique) latéralisé, pour éviter une désharmonie des chaînes musculaires, principalement en force et en contrôles neuromusculaires, il faut exécuter les mouvements des deux côtés. DONC IL FAUT pratiquer une alternance bras droit / bras gauche, dans TOUS LES gestes ! DANS TOUS LES MOUVEMENTS. Une image me revient à l'esprit : arrivé en terres finlandaises, il est assez surprenant de voir un lanceur propulser son javelot du bras gauche aux qualifications (80m !) pour "préserver" son bras lanceur et faire 92m le lendemain du bras droit ! Certaines démonstrations sont éloquentes !

Voici une médaillée d'or olympique, recordwoman du monde de javelot, (une vraie légende du sport !), voici madame Dana Zatopkova qui fait la roue pour célébrer une émotion (et sans doute une victoire). L'image -évidemment méprisée par le machisme ambiant- doit être replacée dans son contexte.

Car autre époque, autre méthode, mais le corps humain reste le même et les qualités de gymnastiques sont profitable au respect gestuel d'une technique maîtrisée.


Faire la roue n'est pas totalement inutile pour lancer le javelot.




 







 
      Article : Le marathon n'est pas le javelot.


      Avec ces nouvelles tristes à répétition qui présentent des lanceurs de javelot à l'hôpital, un correspondant sportif belge (spécialiste des courses de fond) m'interpelle au niveau de la traumatologie du javelot. Il m'explique les vibrations néfastes, puis m'expose déjà les douleurs au coude, -spécifiques au javelot-. Sans vouloir restituer ici l'ensemble du sujet, cette correspondance m'amène à préciser certains points.

      Le lancer de javelot n'est pas le marathon. Oui, le corps humain est le même, mais les processus engagés (physiologiques) ne sont pas tout à fait les mêmes ! (=humour). Il ne faut pas transposer la vibration néfaste insidieuse d'une pièce d'un moteur (défaillant) au javelot. L'idée du moteur de voiture (mis en mouvement avec les vibrations et les rendements à la chaleur) est certes utile pour commenter le marathon, mais n'est pas très heureuse pour raconter le javelot. La cause néfaste, qui blesse, au javelot, ce n'est pas la vibration, c'est vraiment l'étirement. Lorsque le bras lanceur impulse une accélération au javelot, ce dernier se déforme, se courbe et répond déjà par une déformation mécanique forte dont les actions sont traumatisantes pour l'intégrité physique du coude propulseur. Le javelot s'envole alors en "papillonnant", on dirait qu'il bat des ailes. C'est la seconde déformation du javelot tenu encore en main qui crée un étirement douloureux sur le coude coude. Pour s'en rendre compte, il suffit de lancer le javelot placé sur le point fermé pour constater que la déformation impulsée au javelot ne renvois maintenant aucune tension douloureuse. D'ailleurs, le lancer de balle (engin qui ne se déforme pas) est moins douloureux que le javelot. Le lancer de massue par lequel on utilise souvent un coup de poignet crée un geste (éventuellement douloureux) mais qui n'est pas lié à la déformation de l'engin. Pour gérer des douleurs aux coude liées aux déformations du javelot, il suffit de lancer des engins dont on fait varier les longueurs. La mécanique est modifiée d'autant. C'est vraiment de la physique, rien de plus, aucune magie à cela.

      Autre point critique, les pieds. Les blocages articulaires violents des pieds (chaussures avec des pointes au talon) créent aussi des tensions fortes qui effectivement sont problématiques et potentiellement traumatisantes. Au javelot la blessure qui survient est consécutive aux étirements violents mal contrôlés (et/ou mal préparés). Evidemment, le lanceur de javelot peut transporter toute la petite traumatologie habituelle des sportifs. La PPG -préparation physique générale- mal dosée, peut, par répétition des chocs, dégrader l'intégrité physique (tendons, ligaments muscles) du lanceur. Mais, dans l'action pure du lancer (six essais au grand maximum) c'est exclusivement la violence du choc + étirement-réponse qui crée l'éventuel accident. L'accident n'est pas créé par la vibration. Maintenant, pour parler du coude douloureux, la comparaison au tennis est assez gênante. Le joueur de tennis qui pratique son jeu pendant des heures, tape des milliers de fois dans la balle et, les vibrations transportées par le cordage au manche de la raquette finissent effectivement par irriter le coude. Au tennis les vibrations sont irritantes et inflammatoires. Certes, les douleurs sont équivalentes au javelot mais l'origine du traumatisme est différente. Pour le tennis la solution consiste à couper les vibrations en mettant des amortisseurs plastiques dans le cordage de la raquette. Au javelot, l'idée pour préparer le coude, serait plutôt de pratiquer un entrainement doux à base de vibrations contrôlées dont l'effet est de renforcer les os (cas de l'ostéoporose). La vibration douce est un "moyen de prévention" au javelot. Il faut tordre le cou aux théories universitaires selon lesquelles écraser une balle de tennis dans la main est suffisant pour renforcer la poigne et le coude. Non pour renforcer les attaches, il faut partir vers d'autres exercices (réellement). Ceci dit, des tendons abimés (par des surcharges d'entraînements mal gérées) ne vont surtout pas faire long feu au javelot. Si vous avez des douleurs aux tendons que vous ne prenez pas en comptes (par des moyens plus ou moins avouables) la biomécanique intransigeante de javelot va se rappeler à vous ! Et, si vous dites au chirurgien qui doit maintenant vous opérer que vous venez de pratiquer le lancer de javelot, il vous conseillera (avec humour) de changer de sport : "Mettez vous au marathon !"






      Article : Une idée fausse(?) dans le jav français.


      Une idée centrale (assez gênante) dans quelques publications consacrées au javelot français laisserait sous entendre que LA technique du lancer de javelot, LA TECHNIQUE JAV serait unique ? Réfléchissons quelques secondes avant de retourner à l'entraînement.

      La technique, comme ensemble des méthodes pour améliorer un développement gestuel et affiner les automatismes d'acquisitions de la mise en œuvre des gestes à produire pour développer ces mouvements n'est pas unique. La technique est justement un ensemble de PLUSIEURS méthodes. Bon, évidemment, une certaine convergence arrive lorsque l'on progresse vers l'observation des vidéos du tout meilleur niveau mondial. Les gestes convergent forcément vers un modèle efficace, évidemment imposé par les lois universelles de la physique. MAIS, autour du dit model, il existe PLUSIEURS techniques. Imaginons que cette rhétorique de l'unicité absolue soit transposée à d'autres disciplines (lancer du poids, saut en hauteur, par exemple). La convergence constatée des gestes vers un modèle de plus en plus affiné n'empêche pas l'émergence de solutions différentes. Le saut ventral, le lancer en rotation peuvent exister (et d'ailleurs apparaître) comme alternatives possibles. Si le premier geste a été abandonné pour le saut en auteur, le second a ouvert les portes d'un nouveau monde pour le lancer de poids. DONC, qu'il y ait à une époque donnée une convergence consensuelle des gestes les plus "rentables" pour produire un geste sportif efficace, ne veut surtout pas dire que LA technique soit unique.

      L'exploration du geste technique au javelot est assez particulière car Jan Zelezny a dominé tellement la discipline (en performance et en qualité gestuelle) que les auteurs -peu attentifs?- n'ont pas vu qu'ils dérivaient vers des rhétoriques fausses. Les propos ici ne sont SURTOUT pas de remettre en cause les gestes du meilleur lanceur de tous les temps, non, l'idée est de rappeler qu'en amont des hommes et dissociées des humains PLUSIEURS techniques existent. Un jour viendra, (mais pas tout de suite !!!) où le record mondial sera amélioré, par un individu, propulsé dans des conditions particulières, où, selon un geste produit, la nouvelle meilleure performance mondiale effacera la précédente... C'est la loi du sport. Et on observera alors le geste à l'origine de cet exploit. Depuis que le sport existe, il évolue, se transforme. Affirmer la représentativité absolue d'une séquence technique unique pour expliquer une discipline est une vision sans doute assez fausse des réalités qui font vivre et évoluer le sport. Jan Zelezny est unique, oui ! Réellement ! La technique du javelot est-elle unique ? Assimiler la technique à la gestuelle sportive, faire des préambules accrocheurs en rédigeant des propos étonnants, oui, je regarde toujours les publications avec recul. Je ne suis pas convaincu qu'il faille certifier : "que la technique sportive n'est pas ce qu'un athlète a de particulier dans la pratique de sa spécialité, mais au contraire ce qu'il a de commun avec la grande majorité des autres pratiquants." Lorsqu'un lanceur de poids invente (seul) son geste en rotation, il n'a rien de convergeant vers la grande majorité des lanceurs alors en translation. Pourtant lui, (seul !), a sa technique sportive. La même impasse a été tentée pour expliquer l'émergence de comportements particuliers dans les sociétés animales. Mais, ce propos est hors sujet. Et, assez joué avec ces rhétoriques inutiles. Les "jeux des mots" ne valent pas les jeux de javelot. L'essentiel est de lancer "loin et beau". Je retourne aux réalités du terrain, je vais m'entraîner.








      Article : Les armes techniques du lanceur.


      Ha, la technique ?! "Nous devons rechercher le référentiel commun des fonctionnalités à partir du panel des observations faites avec nos lanceurs modèles. A partir de ce référentiel, nous caractériserons les placements segmentaires moyens des mouvements cibles pendant le développement du geste qui oscille autour de la norme pondérée à la meilleure performance. Nous aurons alors caractérisé la cible technique envisageable qu'il sera loisible de reproduire à l'entraînement."
Le sujet vous rebute ?
C'est indigeste, compliqué, imbuvable ? Oui, ce genre d'article étouffe la discipline. Sortons alors des sentiers battus. Soyons fous, proposons une méthode alternative pour aborder (explorer) la technique du lancer de javelot.

      Autre préambule important. En observant le haut niveau (et les seules vidéos des jets à 90m qui tournent en boucle sur le web) on tombe dans l'illusion que tous les lanceurs auraient une propension naturelle à tendre sans effort vers la technique idéale. Le web démontre évidemment que tous les jets parfaits (à haut niveau) convergent vers le respect des règles bio-mécaniques et physiques. Les lois élémentaires de la cinématique sont implacables et même universelles, c'est évident. Bon, ceci dit, faut-il alors remettre en mémoire le geste connu de tous ? Faut-il rédiger un nouvel article (imbuvable) pour démonter la valeur du cursus universitaire de l'entraîneur / rédacteur ? De tels articles ne risqueraient-ils pas d'étouffer encore d'avantage la discipline ? Soyons fous et originaux, presentons le sujet autrement...





Observés de l'extérieur ces gestes désarticulés pour se placer sous le javelot se ressemblent tous. Pourtant ces
contorsions sont surtout "différentes" car les volontés techniques à la base sont orientées sur des intentions
distinctes. Examinons, si cela est possible, le "secret intime" des préférences gestuelles.




      Les armes techniques du lanceur de javelot.


      Albert Einstein disait : "Rendez les choses aussi simples que possible, mais pas plus simples." Transposée à la technique du lancer de javelot, la phrase (si juste) est idéalement parfaite !!! Soyons pragmatiques et reprenons ici l'article phare qui devait combler ce défaut de publication sur la discipline et permettre à la revue -au papier glacé- de redevenir un peu plus juste dans son équilibre éditorial.
Le lanceur de javelot xxx -pour qui nous garderons l'anonymat-, propose une vue commentée d'un lanceur observé de profil au moment du blocage.
Et xxx de nous dire que : "le maintient des lignes est déjà la conséquence prolongée des actions réalisées dans les phases précédentes qui, par relation de cause à effet, donne au mouvement cette organisation posturale efficiente que le sportif doit (re)trouver pour lancer loin en maintenant le regard fixé sur la cible car, le regard facilite la bonne attitude. Etc., etc."
Oui, premier point, le regard fixe (ou fixé) pour lancer juste est une ineptie. La preuve en image ici.
Alors, élucubrations mécano-techniques, visions pseudo-scientifiques ? Soyons pragmatiques : j'ai demandé à cinq personnes de lire la publication et de me restituer l'essentiel du sujet. "Que veut dire l'auteur ? Quel est le message passé ? En conséquence, que doit faire le lanceur de javelot ?" Mis en situations, j'ai constaté que mes lecteurs -lanceurs de javelot évidemment-, ne comprenaient pas le sujet et partaient dans des interprétations assez pittoresques. Une publication qui explique la technique du lancer de javelot doit être juste, et, si possible, pouvoir aussi être décryptée par les acteurs en herbe de la discipline...

      Alors, peut-on voir le javelot selon la citation d'Albert Einstein ? La technique de lancer n'est pas unique. Il y a plusieurs "techniques" ou plus exactement plusieurs gestuelles. Bon, évidemment, pour viser le TOUT meilleur niveau mondial, certains gestes sont plus efficaces que d'autres (moins rentables). Mais, la technique (véritable propriété individuelle du lanceur) doit être modulable et réajustée selon la forme du moment dans un geste déjà corrigé selon les schémas disponibles. Essayons de dire les choses simplement. Essayons de présenter "la" technique du lancer de javelot comme si nous étions à l'école d'athlétisme.

      Certains jours pour des raisons pas forcément explicites, la forme est plus ou moins là (avec ses variantes). Les pieds sont plus lourds que d'habitude, le dos est douloureux, l'épaule -au contraire- est bien relâchée. Bref, la forme du jour est un cocktail de plusieurs sensations. Et, selon ce cocktail, il est intéressant d'adapter la gestuelle (pour progresser ou éviter la blessure qui menace). De façon caricaturale, on pourrait dire qu'il y a plusieurs armes disponibles pour lancer le javelot. Et, selon l'engagement de l'athlète, celui-ci peut choisir une orientation plutôt qu'une autre pour faire sortir cette performance qui tarde à venir. Certains lanceurs particulièrement fins (intuitifs, inspirés) peuvent à volonté -dans le même concours- privilégier plusieurs solutions gestuelles pour aller chercher un titre. A l'opposé d'un travail de thèse, simplifions ici beaucoup et donnons un support imagé à six registres gestuels.

      1) Le lancer sur le coude.
      2) Le lancer avec rotation des épaules.
      3) Le blocage - "soulevé" jambe gauche.
      4) Le coup de fouet.
      5) Le glissé sous le javelot.
      6) Le lancer en dos.




Note : Les notions expliquées ci dessous sont celles d'un lanceur droitier.
Le bras propulseur est à droite, la jambe de blocage est à gauche.
Et, bien évidemment les rubriques peuvent être combinées
sur un même jet en privilégiant certaines options
plutôt que d'autres et inversement.





 

1) Le lancer sur le coude.
L'idée du lancer sur le coude, (en utilisant véritablement le coude comme une articulation levier comme au bras de fer) c'est l'option de placer le javelot dans des bonnes trajectoires. Lorsque le timing des pieds n'est pas très bon, lorsque l'on manque de rythme en bas, si le vent est capricieux ou si la piste est en mauvais état ou même en pente comme cela existe dans de vieux stades, il est loisible de placer un jet sur le coude. Les trajectoires ne seront pas très soulevées mais cette option peut s'avérer payante. Les lanceurs qui connaissent les anciens javelots planeurs confirmeront. Des titres internationaux ont été remportés par des russes avec cette option. Pour qui connait, il faut rappeler ici les exploits de Viktor Yevsyukov (de l'Union soviétique) qui, en 1987, lance vraiment sur le coude à plus de 85 mètres -au javelot nouvelles normes- après avoirs réalisé 93 mètres au planeur... C'est payant, et, impressionnant !




2) Le lancer avec rotation des épaules.

Pour augmenter considérablement le fouetté du bas, il est intéressant de pivoter les épaules vers la droite pour allonger d'autant le chemin d'accélération. Cette option est si payante que le règlement interdit désormais un lanceur d'avoir une position qui le met dos à l'axe du lancer. Jan Zelezny (photo 2b) a travaillé beaucoup cette option en adoptant d'ailleurs (on s'en souvient) un placement du javelot à l'épaule en passant bras tendu vers le bas, sous la ligne des épaules. Mais cette option entraine rapidement des dérives techniques (rotations éxagérées vers la gauche) et des anticipations néfastes. Le résultat dégradé est évidement d'éjecter des javelots trop tôt vers la droite avec une déformation marquées. Le regard à gauche, le genou gauche fléchi, le bas lanceur passe le plan de l'épaule surtout tendu, de coté et fini évidement du côté gauche...




3) Le blocage - "soulevé" jambe gauche.

Après une bonne séance de musculation du bas, (squat) lorsque les jambes répondent bien, une sensation va vite s'imposer, c'est le soulevé de la jambe gauche. En tenant un bon rythme sur la course d'élan, on peut vraiment claquer une performance avec une bonne jambe gauche. C'est évidemment le modèle type du javelot féminin allemand. Souvenons-nous, par exemple, de Petra Felke qui a totalisé 72 performances à plus de 70 m. Oui, attention aux termes utilisés. Le "soulevé" par la jambe gauche, est évidement une vision de l'esprit, (une illusion optique) car hormis chez les débutants qui peuvent le faire (réellement parce qu'ils ne bloquent pas), l'effet est un blocage net-réel. Un passage sur la jambe tendue. Un relevé d'angle... La jambe gauche semble jouer l'effet mécanique d'une perche, mais, soyons précis, il n'y a pas à proprement perler de "soulever".




4) Le coup de fouet.

Les lanceurs grands (ou longilignes) choisissent cette option, on attend de poser le pied gauche et, dans le même temps, en relâchant la main droite, loin vers l'arrière, (pas forcément vers le bas) on trouve un étirement TRES profitable puisque un muscle préalablement étiré avant sa contraction peut produire une force de contraction, donc une vitesse, de 40 à 60% supérieure à ce qu'elle serait par simple contraction volontaire. Le posé - fouetté, pour "claquer" une perf !...



5) Le glissé sous le javelot.

Jusqu'à présent les options présentées sont difficiles à mettre en œuvre. Une orientation moins subtile (mais efficace) existe. Cette option a été concrétisée de façon incroyable par des volleyeurs ! Blessé d'une talonnade au pied droit et donc incapable de marcher, un grand volleyeur de 2 mètres a réalisé 80m au javelot planeur en prenant un pas d'élan. Les angles, les déséquilibres, la prise d'avance utile de l'épaule, toutes ces "notions" peuvent se faire sur élan très réduit (un pas, en marchant) en se glissant sous le javelot. Les interclubs ont cela d'intéressant que pour éviter un zéro pointé, on amène sur le terrain des options improbables. Un volleyeur talentueux pour une perf au lancer de javelot ? Demandez, voici l'artiste ! Développement gestuel hybride entre la chasse au harpon dans une pirogue et le smash au volley-ball sans élan, cette option est totalement déconcertante pour les puristes de la technique. Sans élan, (en marchant), il suffit de se glisser sous le javelot (placé volontairement bas), pour finalement récupérer l'essentiel de l'étirement utile et faire ce jet miracle à 90% du potentiel théorique. Déconcertant ! En position assise, presque à l'arrêt, on peut lancer TRES loin. Replacé sur une course d'élan un finlandais peut vraiment exploser une perf avec cette option.




6) Le lancer en dos.

Cette option est vraiment crutiale. Toutes les grandes performances nécessitent ce registre. Le javelot va passer à la verticale du centre de gravité. La colonne vertébrale joue complètement (tout au long du lancer) son rôle de soutient et fait monter chaque forces sans aucune fuite. Le bras est littéralement renvoyé par le dos qui ne bouge pas. Les lanceurs qui veulent utiliser cette option partent généralement de face, le javelot haut placé au dessus de l'épaule. Et, pour accentuer le rendement réalisent un dernier appui sauté (littéralement le "hop") assez vertical pour concentrer les forces dans le dos. C'est la cage thoracique amenée vers l'avant lors du blocage pied gauche qui joue un effet de levier...


      Les gestes significatifs (classés en registres, rapportés en image), résultent parfois dans ce choix iconographique de jets ratés. Ce ne sont DONC pas forcément des modèles cibles à rechercher... Ces références sont utilisisées ici pour expliquer. Par groupe de sportifs, par pays, par époque, les théoriciens du sport ont inventé leur jargon parlé si "technique" que la transposition d'un message à un public n'est pas très "accessible". Ignorons le jargon, regardons les images. Les photographies démontrent la réalité des registres listés. Evidemment, les dits registres ne sont pas figés et le lanceur peut coupler les méthodes.


      L'acquisition formelle du geste par l'observation des 6 registres...

      A titre d'exercice et pour comprendre l'utilité de cet article, regardez la vidéo d'un lancer de javelot et trouvez le (ou les) point(s) technique(s) priorisé(s) par le lanceur. Il y en a forcément un (ou plusieurs), mais au moins un. Cet exercice visuel et mental développe beaucoup l'œil analytique expert. Cette idée de présenter le javelot sous forme de registres aux jeunes lanceurs (une méhode parmi d'autres), en leur demandant par exemple de mimer chaque solution, est un moyen utile et rapide d'expliquer les limites de la technique. Ainsi explorée, LA TECHNIQUE - mélange de plusieurs techniqueS- peut déjà plus facilement s'approprier se transposer, se réajuster... Le bagage technique (que doit avoir l'entraîneur et le lanceur) est une sorte d'acuité qu'il faut posséder (et développer) pour disséquer la gestuelle.


      Note importante : Cette dichotomie du lancer de javelot en registres (TRES simplifiés) ne constitue surtout pas une orientation d'entrainement, sorte de modèle qu'il faudrait tenir. D'ailleurs un lanceur ne doit évidemment pas papillonner à droite et à gauche, changer ses gestes au petit bonheur la chance... Un (bon) lanceur de javelot doit tenir le plus possible une gestuelle fixe, efficace, réajustée certes mais surtout pas indéterminée. Cette présentation des gestes (séparés) en registres n'a que pour objet d'expliquer les grandes orientations, les décisions que prend de façon plus ou moins consciente le lanceur. Et, cet article (présenté ici, de cette façon) n'est évidemment pas un travail de thèse.



      Cette conception, cette idée que l'on peut réaliser des performances en tournant autour de plusieurs modèles techniques échappe à l'analyse commentée de nos journalistes sportifs. L'exemple flagrant que j'ai en mémoire est le concours de javelot des jeux olympiques de Seoul en 1988.
Jan Zelezny est à la bataille contre deux finlandais, Tapio Korjus et Seppo Räty. Seppo privilégie l'option blocage hallucinant jambe gauche, (registre 3) et gagne plusieurs mètres puisqu'il n'a pas besoin d'aucune distance de récupération après le lancer. Jan Zelezny, fréquent dans sa couse d'élan, utilise sa descente de javelot par le bas pour préparer la rotation des épaules (registre 2). Et, Tapio Korjus, ... Tapio (voir ci-dessous) se blesse aux adducteurs droits dès le deuxième essai. Les propos de nos chroniqueurs sont arrêtés : "c'est finit, Tapio Korjus est hors circuit." Oui, sauf que Tapio Korjus n'a pas cette idée des choses. Disparu du concours pendant deux essais, Tapio revient strapé et sacrifie encore un essai, le cinquième pour prendre son temps : se "préparer", et, au sixième essai, il modifie son geste. Il lance cette fois plein dos (registre 6) et réalise 84m28 pour remporter le titre. Surprise éberluée de nos journalistes qui ne voient rien et affirment alors que la blessure n'était donc pas si grave. (Bref, sans commentaire). Ce concours des jeux de Seoul est l'exemple PARFAIT où trois lanceurs privilégient des registres différents en recherchant et réussissant des options. Le javelot (le seul lancer avec une course d'élan) peut se pratiquer autour de plusieurs fondamentaux.





      Dans ce panel des gestes commentés, où se situe(rait) la "technique" finlandaise ?

      En simplifiant, on pourrait dire que la technique finlandaise -ou plus exactement la PRATIQUE finlandaise-, EST une sorte de mélange mécanico-intuitif des fondamentaux ! D'ailleurs Ari Mannio (image 5a) recherche ici une solution qui, un autre jour, n'est SURTOUT pas envisagée puisqu'il lance en dos comme aux championnats d'Europe pour grimper sur le podium... CQFD (ce qu'il fallait démontrer), l'article entier pourrait être publié avec une iconographie finlandaise. Le javelot finlandais ne se résume surtout pas à une solution unique théorique cible comme aiment l'expliquer certains auteurs en désignant le plongeon comme l'archétype inutile de l'école. (Pour ces auteurs français le plongeon est une erreur technique née d'un manque de blocage jambe gauche. Une phase inutile du geste, car, effectivement le javelot étant lâché, rien n'influence la performance).
Tero Pitkamaki, le meilleur des finlandais ne s'est-il pas rapproché de Jan Zelezny pour résoudre un problème crucial de placement du bassin et de la jambe droite ? Le modèle finlandais, c'est surtout l'analyse rigoureuse des solutions possibles et envisageables toujours modulées selon les conditions du moment...



      Dans ce panel des gestes commentés, où se situe(rait) le modèle français ?

      Le javelot français actuel est si "caractéristique", (peu fédérateur) que le paragraphe est externalisé ici.



      Conclusion. Des lanceurs, chez nous qui ressemblent à des momies !

      Ne jetons pas la pierre (=humour? ni même le javelot) aux journalistes de la télévision qui ne peuvent pas raisonnablement commenter sans erreur l'ensemble des tous les gestes des si nombreuses disciplines formidables de l'athlétisme. Non, lançons le "message" fort (mais très amical) à nos théoriciens du sport qui, rémunérés pour leurs travaux, nous proposent des articles bien compliqués et des techniques de terrain sans doute perfectibles... L'idée, -est-elle réalisable ?- serait d'inverser les choses. Il faudrait des publications simples, pédagogiques et abordables pour attirer le public, lequel, venu voir le javelot, se verrait proposer des techniques bien maitrisées pour amener les bons lanceurs vers le tout meilleur niveau. Le saviez vous, nous avons eu des jeunes talents français re-mar-qua-bles, le mot n'est pas trop fort !!! Oui, des jeunes plus performants que Tero Pitkamaki au même âge ! Que sont-ils devenus ? A votre avis... Bon, l'horizon français est sombre mais surtout pas bouché. A l'inverse du dogme publié par nos penseurs, dogme selon lequel il faut une politique de 10-15 ans pour développer la discipline du lancer javelot, les entraîneurs cubains (évidemment décriés par nos donneurs d'ordres) ont décroché le graal olympique à Londres en 2012 en quatre ans d'un travail attentif (désigné d'ailleurs de "brut de fonderie" par nos penseurs). La perfection n'est pas de ce monde, personne n'a le monopole du savoir absolu, mais force est de constater que les orientations du javelot français sont assez perfectibles... Bon, que faut-il faire ? Qui doit porter la responsabilité de mettre en place un renouveau ?
Allons tous aux fourneaux, travaillons le "brut du fonderie" ! Je rêve de voir des lanceurs "bruts de fonderie" briller sous les feux de la rampe. Pour briller à l'éclat des lumières, il faudra un jour ou l'autre retirer les strapings... Recousus par les chirurgiens (vrai, sans humour) et emmaillotés de bandes par les kinés sportifs, nos lanceurs ressemblent à des momies égyptiennes (le rictus compté (pour la rupture des ligaments)...




Revenons à la technique du lancer de javelot...
Alors, avec ces armes techniques qui fait quoi ?






Avant de jeter cet article à la poubelle, prenez cinq secondes pour vérifier que vous pouvez replacer
le chiffre du bon registre sur l'attitude gestuelle des lanceurs. 1) Le lancer sur le coude, 2) Le lancer
avec rotation des épaules, 3) Le blocage - soulevé jambe gauche, 4) Le coup de fouet, 5) Le
glissé sous le javelot, 6) Le lancer en dos. Oui ? Vous y parvenez ?!
Formidable, l'article n'aura pas été inutile.


-Article en cours de rédaction.-






      Article : N'oublions pas le bon sens pour décrypter les performances au lancer de javelot.

      Dans des articles généralistes (on pourrait dire de vulgarisation) consacrés au javelot, des rédacteurs journalistes (pas vraiment spécialistes) récupèrent des résultats de concours pour écrire leurs sujets. Ils lisent, classent, comparent les performances des lanceurs, proposent des listes déjà chronologiques de saison, par régions, puis, offrent des classements assez consensuels. Et, les listes faites, ils commentent, expliquent et proposent même leurs projections sportives en anticipant les concours à venir. L'athlétisme est un sport de chiffre et et marques... Et chacun d'accepter les vues projetées (parfois publiées dans la revue au papier glacé) avec d'énormes surprises car, au lancer de javelot plus qu'ailleurs, les "surprises" sont assez fréquentes... Ce sport serait-il alors imprévisible ? Oui tout au moins pour ceux qui observent surtout la discipline sous un angle approximatif.

      Le lancer de javelot est spécifique, l'engin est léger et le vent influence beaucoup les performances. Quatre jets de javelots (transportés réellement par le vent) sont rentrés dans l'histoire dont un, plus étonnant que les autres, pour un lanceur français... Je me souviens parfaitement de ce jet historique où le javelot est remonté à la verticale de trois mètres, faisait dire que le record de l'athlète -pour qui nous garderons l'anonymat- est né aux seules perturbations créées par les gradins si spécifiques du stade. "Ce record, ici, encore dans ce stade si particulier, n'est qu'un nouveau coup de chance". Certes, mais, la chance fait partie intégrante de la discipline. Il est assez inutile (surtout pour le javelot) de comparer des performances surtout si elles ont été réalisées dans des conditions différentes. Le jet record au javelot est souvent corrélé aux conditions atmosphériques favorables. Le lancer de javelot, n'est pas le lancer de poids. Pour le lancer de javelot, il faut d'avantage prendre les performances par concours qu'isoler les marques par athlètes. La séparation temporelle et géographique joue énormément au javelot et beaucoup plus que pour les autres disciplines de l'athlétisme. Ce point si fondamental serait-il ignoré ou encore oublié des journalistes qui écrivent des choses étonnantes sur la progression des athlètes ? Les journalistes préfèrent s'arrêter aux performances de pointe pour préparer leur sujet. Un lanceur qui réalise plusieurs performances énormes (dans plusieurs concours consécutifs) sans l'aide providentielle du vent, démontre un bon état de forme. Inversement une marque surprenante sortie de la boite magique de pandore n'est pas forcément la garantie de l'appropriation du titre tant convoité de la saison. Cette remarque empreinte de bon sens pourrait-elle servir ceux qui nous écrivent leurs articles ?

      Dans les faits les choses sont insidieuses. Avec l'arrivée des nouvelles technologies du Web chacun peut fusionner des vidéos, regrouper des notions (rapprocher des modèles) pour exprimer un message. Proposer un rapprochement entre deux personnes ne constitue pas une explication (sorte de démonstration) qui validerait obligatoirement une réalité. La SEULE réalité des choses, c'est l'ensemble des faits TOUS pris en comptes... Tel lanceur qui a un nouveau record à 90m se rapproche(rait) du maître de la discipline Jan Zelezny ? Non, terminer son javelot là ou l'autre le commence n'est pas comparable. Jan Zelezny à lui seul a totalisé l'essentiel des lancers supérieurs à 90m tous lanceurs comptés et confondus. Ne réduisez pas le javelot à un classement mal appréhendé. Le lancer de javelot doit être mémorisé et présenté avec la réalité de terrain. Sans cette notion, les articles des journalistes vont encore être "surprenants"...



Avec l'arrivée des nouvelles technologies du Web chacun montre des références qui deviennent des "vérités"...





Certaines démonstrations sur le web font autorité et évidemment des émules. Lorsque le double champion
olympique de lancer de javelot (2004 / 2008) Andreas Thorkildsen montre en octobre 2013 une prise de
performance au développé couché à 200Kg, l'idée pourrait être d'affirmer qu'il faut impérativement
faire 200Kg au développé couché pour devenir un "maître lanceur" au javelot. Oui, mais
n'oublions pas la chronologie des faits, et, retenons aussi que 2013 n'est pas
forcément la meilleure saison de lancer d'Andreas dont le potentiel
force évolue évidemment aussi et surtout avec le temps.








      Article : Le choix français assez étonnant des articles concernant le lancer de javelot.


      Une remarque assez récurrente pour la promotion du lancer de javelot concerne les sujets susceptibles d'intéresser un public. Quels peuvent être les sujets (illustrés) qui pourraient intéresser un lectorat spécialiste ou non de l'athlétisme ? La méthode la plus facile (et pratiquée par plusieurs hébergeurs de sites Internet) consiste à suivre les contenus d'autorité des actualités données par les journalistes professionnels de l'IAAF qui, dorénavant, proposent les carnets roses de la discipline (et commentent les mariages et les naissances des leaders). Le "read more" qui fait office de lien renvoit (à peu de frais) l'internaute vers les ressources de l'IAAF... Bon ces sujets sont effectivement abordables, mais, pas forcément "pédagogiques" ou éducateurs.

      Certains impliqués à la fédération ont trouvé l'opportunité de donner la parole à quelques lanceurs de javelot devenus CTS pour qu'ils puissent s'exprimer... Deux athlètes surtout ont retenu mon attention. Le premier pour sa publication, le second pour son exposé hallucinant en stage national. Le premier qui est CTS nous présente le javelot sous l'angle d'observation de la main qui tient l'engin pendant la seule phase finale de lancer... Le sujet fait "sourire", tant c'est "réducteur". Pourquoi, par exemple, ne pas parler des pieds ? En poursuivant la méthode, ne pourrait-on pas considérer l'index droit dans la mécanique de la main qui tient le javelot pour ensuite s'intéresser à la deuxième phalange du pouce gauche ?... L'hyper réduction des sujets comme moyen d'intéresser un public ? Dommage que l'article diffusé ait été surtout publié avec une confusion des lanceurs. On parle de monsieur x en affichant l'iamge de monsieur y. (Bref, sans commentaire). Le second lanceur qui a retenu mon attention est ce sportif devenu ingénieur qui expose son étude balistique (avec matériel high tech et équations mathématiques imbuvables) en mettant juste de côté les frottements de l'air (non intégrés à l'étude). Modéliser une conception en négligeant le vent est-ce raisonnable et utile ? Qui pratique le lancer de javelot sur la lune ? Ces deux sujets (exemples pris au hasard) m'inquiètent pour le devenir de la discipline. Ne faudrait-il pas revenir à des choses plus réalistes et tangibles, des choses que les lanceurs en devenir peuvent ressentir et comprendre ? L'exemple le plus inutile encore, est de présenter cette carte (voir ci-dessous) en congrès national... Des entraineurs récemment nommés me donnent aussi quelques inquiétudes, car, interrogés sur le devenir attendu de leur athlète (sportifs en contra pro de région pour préparer les jeux) avouent ne pas savoir anticiper l'avenir (même immédiat). Le manque de lisibilité technique, l'étonnante complication des choses et l'abandon du bon sens de terrain m'inquiète beaucoup pour le développement de la communication du javelot français...


Après nous avoir publié (sans doute avec un peu d'humour) dans un article de la FFA que le champion
olympique 2012 n'avait pas le niveau technique, monsieur xxx nous présente encore un document étrange.
Produire des études javelot assez "inutiles", un bel exemple ! voici la carte de densité de l'espèce...

 




Oui, critiquer sans rien proposer, c'est facile. Alors développons une idée. Petit conseil pour booster la promotion du
javelot : les cartes les plus appréciées (pour relancer la communication javelot) ne sont pas celles des inventaires
par département sur un territoire, mais plutôt celles des vœux ! Un exemple ? Oui, voici les vœux présentés
par Javelin-Art, et, déjà la réponse chaleureuse des entraîneurs. Cqfd, Vive le beau javelot !











      Article : La pose pied droit, baromètre "technique" de la gestuelle.


      Les techniciens français du javelot qui ont thésaurisé les attitudes parfaites, collections assez hétéroclites d'images amassées pour des démonstrations (préméditées) ont théorisé la position des pieds. Après avoir étudié la main, pourquoi ne pas s'intéresser aux pieds ? Et, après de sombres et pénibles recherches (tâtonnements ?), ils ont trouvé le "graal". Ils ont repéré (d'après eux) une sorte de baromètre technique corrélé aux performances. Oui la position très spécifique du dernier appui pied droit, (pour un lanceur droitier) permettrait d'évaluer la qualité gestuelle et par voie de conséquence le niveau d'excellence (ou de médiocrité) du lancer. Le pied, posé selon un angle plus ou moins ouvert par rapport à l'axe de l'élan, serait ainsi une sorte d'aiguille d'un improbable compte tours dans le moteur (étrange) d'un robot lanceur. Les surprenants esprits du javelot (français) ont posé la focale sur le tout dernier appui pied droit -avant le blocage jambe gauche- pour pondre une théorie. La pose se fait effectivement avec un angle de 30 à 100 degrés par rapport à l'axe de l'élan prouvant qu'il y a des variations assez importantes là où certains prétendent que LA technique EST UNIQUE.
Bon posons quatre remarques.




 
Intéressant d'étudier la position du dernier pied droit au lancer de javelot... Mais, ...


1) Dans l'étude faite, le terrain sur lequel le sport est pratiqué n'est pas pris en compte ! Pourtant lancer dans un champ labouré, pratiquer le javelot sur l'herbe ou sur une piste synthétique n'offre pas vraiment la même réponse pour un travail de pied. La pose du pied par le talon, le déroulé tranche externe, le passage par la plante et le soutient final par le bord interne n'est pas tout à fait le même dans un champ de labour que celui observé sur une piste olympique en tartan (support parfaitement plan). Soyons critiques, plus le terrain est rude (irrégulier) plus la tendance sera portée vers la recherche naturelle d'équilibre...
2) Seconde remarque importante. Les lanceurs sont examinés au hasard des jets photographiés. Rien n'est dit d'un lanceur qui, déjà sur le même concours change sa position de pied. En effet, maître "Popof" qui souhaite lancer en dos et pose des pieds dans l'axe (avec une position plutôt assise du bassin) peut réviser ses intensions au jet suivant en privilégiant cette fois une rotation éventuelle des épaules pour un travail d'avantage porté sur le coude. Et, maître "Popof" d'ouvrir évidemment d'avantage son pied droit.
3) Autre notion occultée, l'intensité dans l'expression du geste. Le lancer plus ou moins arrêté ou le jet réalisé plein pot (pleine vitesse à fond les manettes) offre des données assez différentes...
4) Autre point fondamental. Rien n'est dit sur les aptitudes individuelles. Pourtant, faisons une vérification très simple ! Demandez à quelques lanceurs de se tenir droit, debout, les jambes jointes (serrées) et de plier les genoux pour venir s'assoir sur ses chevilles. Facile pour certaines filles, impossible pour d'autres garçons. Chaque individu a ses aptitudes particulières (amplitudes articulaires différentes des chevilles) qui varient aussi selon l'âge et les blessures.

      Pourquoi diable inventer ce baromètre (très discutable) corrélé à la mesure d'angles du pied droit ? D'un point de vue général, l'observation usuelle de la technique peu se faire par l'évaluation des positions et des mesures d'angles. Les mesures d'angles peuvent et doivent êtres EVIDEMMENT prises en comptes. Mais une étude utile ne compare que des archétypes comparables. Sans humour, lancer le javelot dans les dunes de sables à 8 ans ou sur un terrain inondé jusqu'aux genoux par un pêcheur au harpon ne donne pas les mêmes positions de pieds. Madame B. Spotakova (sur l'image) qui tient son bras droit en hyper extension (recordwoman du monde) doit donc être copiée ??? Faut-il alors se faire raboter les os du coudes (et passer par la chirurgie) pour pratiquer les mêmes gestes alors comparables et convenables ? Soyons raisonnables et prenons la technique pour ce qu'elle est : de la technique. Evitons de nous perdre dans les illusions dogmatiques de quelques théories fixes (chiffrées) nées aux jets plus ou moins originaux parfois éloignés d'une moyenne raisonnable. Le morphotype individuel, la taille et la corpulence, l'amplitude articulaire d'ouverture de la hanche, la vitesse de prise d'élan, l'intensité gestuelle, la nature du terrain modifient beaucoup la mesure d'angle de la pose du dernier pied droit... Un angle qu'il faut recalculer en fonction de la position de l'observateur photographe. Pour certains jets, les positions notées peuvent ne pas correspondre au model théorique cible (paramètres exogènes non évalués, imprévisibles comme une douleur au dos où l'athlète subit des réactions que l'on ne peut pas déceler sur une image fixe). La technique peut s'appréhender autrement que par la mesure d'angle. L'idée alternative consiste à exploiter les intentions mentales du lanceur, lesquelles déclenchent les positions, éventuellement évaluées par des mesures d'angles. Pour décrypter un geste, il faut donc parler avec l'athlète, certes exploiter l'image, mais aussi connaître les intentions techniques intimes de la personne. Les intentions mentales et les mesures d'angles sont évidemment très corrélées. L'un ne va pas sans l'autre. Les esthètes de la technique pure dans leur tour d'ivoire veulent percer (seuls avec des images) le mystère du geste parfait via les outils utiles de la trigonométrie (sorte de masochisme intellectuel). De mon côté, de façon plus pragmatique (comprenant bien la valeur du baromètre du pied), j'interroge aussi les personnes. L'échange humain est enrichissant. Et discuter avec Uwe Hohn, par exemple, est toujours passionnant...
Et, dernier point, le handisport (qui n'est pas surtout du sport pour les auteurs de cette étude, soyons clair) apporte un complément intéressant. En observant la biomécanique et la gestuelle de la pose d'un pied artificiel et/ou d'une prothèse souple (un point de contact au sol donc sans angle d'ouverture) on comprend mieux le geste adapté pour enrouler d'avantage et compenser le manque de réponse du pied droit qui fait défaut. La technique doit s'enrichir de tous les modèles utiles et, aussi, de l'explication des athlètes eux-mêmes. Etudier la technique nécessite de garder un esprit ouvert.

      Conclusion : le pied droit n'est le baromètre technique de pas grand chose (et/ou même de rien du tout). La position d'attaque du dernier pied droit est ce qu'elle est, et, l'idée est d'utiliser cet appui stratégique pour passer dessus pour "aller" VITE au blocage -côté opposé-, le plus vite possible ! Dans certains cas le pied est résolument tourné vers l'arrière (Tiina Lillak par exemple). Et, des images démontrent que chez Jan Zelezny la position peut varier... Ce n'est pas tant le positionnement et l'angle qu'il faut observer mais d'avantage le passage (soutenu) que réalise le lanceur sans temps d'arrêt (temps d'arrêt évidemment néfaste à la performance).

      Donnons la parole à Werner Daniel l'entraineur de Christina Obergföll (image ci-dessous) la magnifique championne du Monde (Moscou 2013). Werner Daniel : La question du pied droit est un sujet assez philosophique (problématique) qu'il faut scruter avec le lanceur. Le sujet technique trouve son issue au résultat d'un équilibre des choses. La position idéale oscille entre 10 et 30° pour un maintient des vitesses utiles. Le pied droit ne doit pas trop se plier ou rentrer. Plus les vitesses sont maintenues dessous (sur le pied) plus le transfert sera important vers l'épaule. Les vitesses d'éjections rapides (180m/s) chez Zelesny, Obergföll, Spotakova, Abakumova sont alors significatives. Le risque et la difficulté du sujet consiste à synchroniser la pose du pied droit avec le contrôle du bon timing de l'épaule.
Donnons également la parole à Elisabeth Eberl (pied droit rentré et pied droit posé). Elisabeth Eberl: La pose du pied droit est importante. Me concernant, j'essaie de placer et de conserver mon pied droit à l'équerre (dans un angle de 45°). Et, j'ai comme intention de garder cet angle avec mon genou. Le pied droit va dérouler vers l'extérieur (ouverture de la cheville) et, à ce moment là, je pense que je "marche sur un œuf" en essayant de ne pas le casser. C'est un petit moyen personnel me permettant de trouver un blocage rapide côté gauche. Le pied droit n'a pas pour objet d'absorber une quelconque énergie mais, l'idée est bien de passer sur l'appui (rapidement) pour aller au blocage côté gauche. Pendant le soutient (actif) j'imagine (je matérialise réellement le contact du sol avec mes orteils). La cheville ne doit pas toucher le sol de côté.








Parlons encore "technique" javelot.






      Article : Javelot, parlons encore "technique".


      Selon un confrère entraineur qui me parlait de "technique", le javelot est essentiellement une affaire de souplesse. Et, moi, de soutenir le contraire. Voici de façon très résumé mes propos.

      Non. Je vais vous surprendre (volontairement) mais, d'un point de vue technique, la souplesse est assez néfaste pour le lancer de javelot. Le premier à avoir soutenu ce point à mes oreilles attentives (et je simplifie beaucoup) est notre camarade Pascal Lefebvre (neuf fois champion de France de 1987 à 1995). La souplesse est une chose, l'amplitude gestuelle en est une autre. Et, l'élasticité fonctionnelle est une autre notion.

      Prenons une image simple pour expliquer les choses. Posez donc votre main droite à plat sur une table. La main maintenue en contact, levez l'index le plus haut (sans décoller la paume du support) dans l'idée de claquer votre doigt le plus fort possible vers le plan de la table... L'exercice n'est pas facile. Le muscle qui conduit le mouvement du doigt ne génère pas d'énergie "outre mesure". Après avoir éprouvé le mouvement volontaire (de la chaine musculaire), essayons une autre méthode. Avec la main gauche, soulevez maintenant votre index droit pour l'amener en tension à la verticale, puis lâchez-le. Surprise ! La mise en "rendement articulaire" emmagasine de l'énergie qui peut être exploitée par le doigt qui, maintenant, peut claquer TRES fort sur la table. La technique du lancer de javelot est basée sur ce concept de "rentabilité" articulaire. Rapporté au doigt, on ne peut pas rigoureusement parler de "souplesse" de l'index. Le rendu biomécanique donné par le doigt en tension est optimum lorsque le cartilage, les os et les ligaments restituent une "élasticité" fonctionnelle. Pour claquer l'index plus fort sur la table, il ne faut pas améliorer la souplesse (du muscle et des tendons), il faut solidifier les os et renforcer les ligaments. Il n'y a aucun compromis à trouver. La musculature du doigt ne changera que peu de choses. Par contre, il faut surveiller le rendement articulaire (qui n'est pas amélioré par la souplesse trop souvent évoquée). Seul le muscle (qui physiologiquement peut s'étirer beaucoup avant de rompre) apporte son empreinte vraiment élastique (plastique) dans un mouvement.

      Pour le javelot, il y a restitution d'énergies articulaires. Voir, et expliquer le lancer de javelot comme un mouvement souple volontaire, guidé par une décision est un trompe l'œil. Le javelot est guidé par une réaction biomécanique. La prise d'énergie du javelot (un engin léger) est essentiellement rendu par les ligaments (qui eux sont rigides, non extensibles). Je simplifie beaucoup les choses dans mes propos. Sans donner de noms (pour éviter les polémiques), des lanceurs très connus ont essayé d'assouplir les chaînes musculaires de l'épaule (en pratiquant des incisions chirurgicales) puis en essayant des fibres de carbone insérées dans le muscle pour renforcer les tendons. Et ces nouveaux muscles carbonés de jouer leurs rôles hypothétiques de "seconds" ligaments. Notion physiologique assez mécanique et logique, les ossifications naturelles qui apparaissent après des déchirures peuvent renforcer les attaches et être ainsi profitables aux techniques du javelot. Les chirurgiens vont hurler et les étudiants (futurs professeurs) de sport vont eux aussi être effrayés par ces propos. Mais, c'est un fait une articulation qui propulse un engin à 130Km/h en quelque millisecondes doit avoir des propriétés biomécaniques formidables (autres que celle de la souplesse pure). L'hyper laxité (la souplesse) est problématique pour le javelot.

      Rédaction : Eric Geirnaert.

      Cela va sembler être une réponse de normand, un complément pas forcément explicite pour "simplifier" les choses (d'ailleurs peut-on et doit-on simplifier les réalités? ) mais, dans le sport et donc le javelot il y a souplesse et souplesse(s). Donnons la parole à un spécialiste du mouvement qui nous occupe tant. Donnons la parole à René Jean Monneret.

      René Jean Monneret : Pour le lancer de javelot -comme pour pas mal d'autres gestes explosifs- il faut que la force des muscles rotateurs internes de l'épaule -principalement le grand dorsal et le grand pectoral, mais aussi le grand rond et le sous scapulaire, un peu moins- s'applique dans le temps le plus bref possible -explosivité- à son point d'application -situé près de la tête de l'humérus au niveau de l'insertion pectorale, où ces 4 muscles convergent-. En fait, partant de points d'insertions distincts sur la cage thoracique (G pec et dors) ou l'omoplate (G Rond et ss scsp), ils travaillent en parallèle.
Au passage il faut noter que l'application de cette force étant très proche de la surface articulaire, le levier constitué par l'humérus, l'avant bras et la main au bout, génère une grande vitesse au niveau de la main.
Par ailleurs, cette force doit se traduire à l'extrémité des doigts par le plus long déplacement possible de ces doigts, ce qui implique qu'à l'autre bout du bras de levier -la tête de humérus- soit suffisamment "libre" dans l'articulation de l'épaule.
De plus on sait qu'un muscle préalablement étiré avant sa contraction peut produire une force de contraction, donc une vitesse, de 40 à 60% supérieure à ce qu'elle serait par simple contraction volontaire -ton exemple du doigt claqué sur la table-. Pourquoi ? Pour deux raisons :-1 au niveau du muscle, les parties blanches -les stries blanches élastiques- sont étirées et se comportent comme un ressort à tension. -2 au niveau des tendons, qui bien qu'apparemment rigides, sont en fait "étirables" et élastiques moyennant une grand force de mise sous tension. Ils sont donc capables de restituer une force et une vitesse considérable s'ils sont étirés -voir les arcs mongoles à double courbure dont la partie propulsive était constituée de corne et de tendons d'animaux.
Donc on se trouve en face d'une contradiction : -A Il ne faut pas que les muscles et tendons -je parle bien des tendons = prolongement des muscles, = partie nacrée du muscle dénudé- résistent à l'étirement pour subir une forte contrainte élastique pour restituer une grand vitesse de leur contraction quasi réflexe. -B il faut que l'omoplate et l'humérus puissent aller loin vers l'arrière du plan frontal pour que la trajectoire de la main soit la plus longue possible -chemin d'accélération-. Donc, il faut que le lanceur dispose d'une grande souplesse articulaire de l'épaule et en même temps d'une grande force musculaire et tendineuse. R.J.M.

      E.G. : Donc effectivement souplesse articulaire (ou selon ma monenclature amplitude articulaire) et résistance musculaire et tendineuse. Il y a souplesse et souplesse(s). Oui, avec humour, en y regardant de près, on pourrait même dire qu'il y a de la tendresse dans le lancer de Javelot... Ce texte qui pourrait sembler pinailleur EST VERITABLEMENT ESSENTIEL, car la simple souplesse musculaire (comme évoquée trop souvent) n'est vraiment pas la clef de voute du beau et bon lancer de javelot...
























Anticipons les problèmes physiques par la préparation articulaire.



Les médias évitent le sujet, mais le javelot est un sport traumatisant... Tous les niveaux
sont concernés par les blessures. Mieux vaut alors anticiper les problèmes
(articulaires et osseux) par une préparation "intelligente" articulaire...




      Article : La préparation articulaire.


      "Si le javelot est surtout un rendement articulaire, et / ou ligamentaire, quelles sont les moyens de les renforcer ? Si je comprends bien, rien ne sert donc de soulever très lourd au développé couché par exemple ?"

      Réponse Eric G. : Difficile d'être exhaustif dans un article court, difficile de répondre en simplifiant les notions physiologiques, physiques qui sont nombreuses et varient selon les travaux et les périodes. Tout d'abord chaque articulation est différente ! Je vais évoquer ici le coude et l'épaule (mais il ne faut surtout pas généraliser la méthode et transposer l'idée aux autres parties du corps: dos, bassin genou, pied, main). Oublions les notions d'un entrainement standard d'initiation. Ici on se trouve d'avantage dans le "médical". Comment préparer une articulation à un traumatisme ? Comment arranger une articulation ? On peut faire tant de préparations différentes...

      Le travail de musculation en isométrie, charge lourde (sans mouvement, 110% du record) est un moyen très rentable dans l'immédiat mais efficace peu de temps et pas facilement reconductible (à court terme). Je m'explique. Lorsque l'on maintient une charge lourde immobile, le cerveau ne commande en priorité que les fibres périphériques du muscle pour réaliser l'exercice. Puis, déjà épuisées, elles lâchent, mais le cerveau trouve une solution urgente (il trouve la ressource) de solliciter des fibres profondes (qui autrement ne TRAVAILLENT JAMAIS). Cette phase de travail d'après premier épuisement en isométrie s'oriente vers l'avantage temporaire du recrutement des fibres profondes. Lorsque les fibres profondes sont d'avantage connectées (électriquement) à la chaîne nerveuse, le cerveau dispose (temporairement) d'une arme supplémentaire pour gérer les situations à risques. Le recrutement de fibres profondes épaissi le muscle (sans l'allonger). Ce travail couplé dans la même séance à une proprio réception articulaire (kiné) offre un rendement hallucinant ! Une articulation même traumatisée peut ainsi "redevenir" fonctionnelle, certes, avec des variations (prises en compte par le cerveau). Ce travail est très court dans le temps. Quelques secondes par semaine ! Aucune toxine n'est générée, aucun épuisement, aucun mouvement. Il faut réaliser ce travail au bon timing. Plus tard, lors d'une séance espacée de plusieurs jours il est intéressant de claquer une massue contre un pneu de caoutchouc de camion dont les vibrations lourdes sont utiles pour renforcer l'ossification (devenues calcifications d'attaches après plusieurs années). En évitant les allongements, et sans même bouger (pendant le travail des séances préparatoires en isométrie) on peut développer une VRAIE prévention qui va améliorer l'allongement ET le rendement ! J'ai un coude ossifié qui (pratique faite) ne "craint" pas grand chose. A la radio (rayon x) on observe une ossification de 8 mm... Une articulation peut donc se "préparer", se "réparer". On peut réellement allonger les "chaînes" de lancer en réduisant (et renforçant) chaque 'maille' de la chaîne !!! C'est assez contradictoire, mais cela fonctionne ainsi. La force de la chaine est rigoureusement la force du maillon le plus faible. Et, pour les lancers (surtout de javelot), il faut surtout compter avec l'accumulation des forces qui ne cessent de progresser (du bas vers le haut) pendant le développement du geste. Les forces s'ajoutent les unes aux autres. Un lanceur de javelot (à l'écoute de son corps, -c'est assez rare-) peut dissocier toutes ses articulations. Ces propos vont surprendre, mais la biomécanique et la perception électrique de l'articulation constitue un avantage (une introspection vraiment utile) pour un lanceur de javelot qui souhaite réellement se préparer aux contacts osseux et anticiper les autres problèmes physiques de la discipline traumatisante.

      Le genou ou le coude, car, la cheville j'ai déjà donné... Sans tomber dans l'ésotérisme médicalisé (difficile à conduire) des "compléments alimentaires" où certaines substances, glucosamine par exemple, seraient ingérées pour anticiper (réparer) les problèmes osseux et cartilagineux, des choses simples permettent de maintenir l'équilibre fonctionnel d'un corps où les muscles moteurs de plus en plus forts creusent souvent un déséquilibre problématique sur les articulations. Les accidents javelot les plus graves que j'ai vu (je pense au genou) sont souvent corrélés aux "petites" inflammations chroniques et surviennent lorsque enrhumé (en début d'infection, le premier jour quand l'organisme fabrique ses défenses, ce qui se traduit par un gain de force), l'athlète s'arrache les ligaments... Pendant cette phase, où l'on se sent bien (au niveau de la force), la proprio-réception et le contrôle des articulations par les nerfs fait défaut. Les muscles semblent bien répondre, mais, les articulations sont à la traîne. Assister deux fois, au même accident (dans les mêmes circonstances) marque les esprits. Double rupture des ligaments, contact osseux et cartilages écrasés pour deux lanceurs... Tout cela pour un manque d'analyse des perceptions internes... Lancer le javelot en ignorant les douleurs derrière des pommades anti inflammatoires s'avère ne pas être une solution durable. Bon, deux fois le genou pour ces lanceurs, et, celui-ci me présente maintenant son coude... Peu irrigués par le sang, les tendons du coude (après les infiltrations de coutume) se réparent assez bien, soit en fabriquant de nouvelles fibres de collagène de qualité identiques, soit en générant un tissu cicatriciel (souvent plus gros avec des nodules sensibles) de qualité moindre, lorsque le processus de récupération - guérison est interrompu par la reprise trop rapide de l'entrainement. Les lésions traumatiques aigües (luxations, factures, entorses, ruptures tendino-musculaires) et également chroniques constatées au javelot voient leur fréquence augmenter ces dernières années. Cela est dû en partie à la place prise par l'activité physique et sportive dans nos sociétés, tous âges confondus, (des plus jeunes jusqu'aux vétérans) qui pratiquent aujourd'hui l'intensification du lancer -une tendance assez mono-gestuelle- jusqu'à l'excès.






      Le javelot, c'est aussi une compétition pour tenir le corps debout. Le corps, dans le feu de l'action, pour finaliser un record du monde (90,98 mètres en 1990 à Crystal Palace) le corps (entraîné trop durement, jusqu'à six heures par jour), est souvent "oublié". Steve Backley, par exemple, qui est le seul athlète britannique à avoir remporté des médailles à trois Jeux olympiques consécutifs explique qu'à vingt ans: "rien ne vous blesse"... Pourtant en sautant du lit chaque matin: "impossible d'ignorer le mal ou la douleur du jour". Comment faut-il doser l'entraînement quotidien pour ne pas aggraver des problèmes d'arthroses et d'usures ? Assez surprenant (surtout pour ceux qui regardent le javelot de l'extérieur), Steve Backley a subi un total de neuf opérations chirurgicales de "routine", (à l'épaule, au tendon d'Achille, au genou pour le cartilage, etc...) sans parler de l'usure des articulations. A trente ans le combat est surtout physique et moins sportif. Après toutes ces opérations, il faut se débattre pour tenir le corps debout. En 2001, à l'âge de 31, le problème ultime est une bascule des hanches qui irradie sur l'estomac. "Mais j'ai refusé de reconnaître la douleur." La solution consiste alors à pratiquer la table de traction en inversion, qui applique ses étirements à votre colonne vertébrale pour des soulagements salvateurs mais temporaires. Le fémur gauche brisé à l'enfance dans un accident de voiture a développé une arthrose sévère qui désormais gêne le sommeil. Les injections de cortisone, solution d'un secours temporaire, ne sont plus des options envisageables. L'urgence à 36 ans est la prothèse (tête du fémur attachée dans une hanche artificielle, mélange d'acier et de carbone). Voilà la messe est dite, il faut vivre une seconde vie dans ce corps réparé...

      Chirurgies sur les genoux, au niveau des épaules, et, une fois encore sur la coiffe des rotateurs. Oui, les "gladiateurs" comme ils aiment se faire appeler disparaissent des circuits et reviennent avec des armatures renforcées plus gênantes qu'efficaces... Breaux Greer (alias Hurricane) dit ouragan, est un guerrier lanceur, qui, comme les autres tombe aux traumatismes de la discipline. Le javelot est très exigeant. Ligament arraché au coude pour Goldie_Sayers, douleurs au coude puis projections vertébrales pour Jarrod Bannister, etc, etc... Indépendamment du niveau produit, de l'intensité (et même de la qualité technique du geste amené), tous les lanceurs de javelot passent par les traumatismes physiques. Le lancer de javelot que certains conçoivent comme une discipline phare pour proclamer au monde entier leur succès (extra sportif), devient de plus en plus une prédominance médicale. Le javelot est de plus en plus chirurgical - médical. Le sujet est dorénavant présenté en conférences et abordé au même titre que la préparation physique spécifique dans quelques symposiums.

      L'actualité démontre que certains lanceurs français (parmi les meilleurs) lancent de plus en plus au courage sans écouter les douleurs récurrentes (tendons et ligaments sollicités -non ou pas assez renforcés-). Et arrive l'inéluctable !!! Les seules informations news-javelot sont celles maintenant d'un hospitalisé ruiné qui passe deux fois sur la table d'opération. Ces images terribles contrastent beaucoup avec des propos assez "légers" du coach qui publie son autosatisfaction (ces bravos désormais sans écho) sur son blog où désormais preuve est faite que la gestuelle du javelot doit être préméditée par un renforcement articulaire spécifique. Pourquoi sur le blog ne parle-t-on pas de l'essentiel : la blessure terrible qui signe une part de raté (ou d'ignorance irresponsable) du staff technique. Comprenez-vous la méthode et l'importance FONDAMENTALE de la prépération - récupération - adaptation articulaire ? "Sportez"-vous bien ! OUI ! Ruinez votre santé au javelot : NON ! Mais, posons une question : les blessures chez les lanceurs de javelot ne seraient-elles pas considérées comme des trophées ?





Des exercices simples, comme le bûcheronnage montré ici par Tom Petranoff, peuvent prévenir des blessures.
Tom P., 99.72m au javelot planeur, rappelle que durant sa carrière, il n'a connu aucune blessure...



      La préparation articulaire doit réellement exister dans un plan d'entraînement global. La technique de lancer et la préparation physique générale (PPG) sont importants, tout le monde en convient... Les exercices spécifiques de renforcement / musculations aussi, mais, ces derniers doivent réellement être complétés par des renforts articulaires précis. La chose est essentielle. Etrangement, en France, on en parle assez peu...



      A lire :
les blessures sportives du coude au lancer du javelot (recherche sur la mobilité et la puissance pour les jeunes, prévention et applications pour le haut niveau) par Madame Lang Marita.

      Hi Eric!
Javelin is a vigorous valgus stress elbow or elbow to turn inward. This places a heavy burden elbow. The elbow should not differ too much onto the valgus stress is increased further and the elbow may be damaged. Excessive tightness of the shoulder joint ligaments to change the biomechanics and contribute to the injury occurs, for example the elbow. Joint hyper mobility is also a sports injury risk. Throwing After the exercise is to make a cool-down and stretching, as well as to give the elbow ice treatment. Lang Marita.



      Eric G. :
It's very interesting! Throwers in France (boys and girls of many differents levels of all ages) are desperate quick fixes to avoid pain in the elbow. Obviously the key is the result of a poorly performed gesture. The technique here is very bad and need to improve the gesture. But knowing not necessarily modifies the technique; the javelin-throwers hope solutions elsewhere... It is especially the vibration (mechanical deformation of the Javelin) which causes pain in the elbow. And, using smaller javelins (javelins where the tail is broken, for example), mechanical vibrations are little modified and pain are partially processed. I specially prepared athletes (javelin throwers) with very fine joint preparations. We are here away from sport, and, we enter into the medical field... But it is essential. Several athletes were definitely stopped for pain in the elbow...




      KKL12 (Keihäs kohti Lontoota 2012)

      Le programme de recherche KKL12 (Keihäs kohti Lontoota 2012) a été initié par le Ministère de l'Education, la Fédération d'Athlétisme et le centre sportif Pajulahti pour pendre en main le groupe cible des meilleurs lanceurs de javelot jeunes en Finlande. L'objectif de l'étude (des 14/24 ans) a pour objet d'approfondir le sujet de la mobilité des épaules et des coudes, selon la force de rotation interne et externe développée. Le protocole d'étude thérapeutique est maintenu sur 16 mois pour évaluer les douleurs et autre problématiques de la discipline. Médecins, kinés thérapeutes, suivent les lanceurs et proposent des exercices cibles de renfort visant à la prévention des traumatismes sportifs contrôlés par un physiothérapeute. Un autre objectif est de savoir quelle est la qualité et l'utilité réelle de la recherche avec une approche de physiothérapeute appliquée selon les cas à des lanceurs jeunes. L'étude est autant quantitative que qualitative et offre évidemment des résultats significatifs.

      Chose qui n'est pas forcément faite en France, les docteurs spécialisés en sport (javelot !) vont dans les écoles et présentent aux enfants des documents (et cette image Javelin-Art spécialement faite à la demande des organisateurs) pour expliquer des informations importantes concernant la préparation spécifique du jeune lanceur de javelot comme l'étirement de la capsule postérieure de l'épaule. Là où chez nous on "ignore" le sujet, ailleurs, en Finlande, on informe les enfants... Savoir est un moyen utile d'éviter les blessures...




Le mal de coude = un étirement violent vers le haut par le jeu de la déformation du javelot.


 
La déformation ondulée du javelot (lequel tourne sur lui même), qui produit des vibrations fortes autour de deux nœuds, -l'un à l'avant, l'autre au niveau
de la queue-, crée des forces mécaniques, qui, immédiatement transmises à la main (qui tient encore la poignée) cause les blessures au coude.
La pliure du javelot (plus ou moins nette selon le matériel) renvoie une force violente d'étirement au coude (vers le haut) alors malmené.
Les données sont assez variables entre les javelots souples (1988-1990) puis les javelots (carbone) surtout rigides.

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Alors, le lancer de javelot serait-il un sport traumatisant ?






Disjonctions, fractures, luxations, étirements, lésions de la coiffe, tendinites, hyper sollicitations, micro-fractures, rétractions et laxités, les traumatismes au javelot (coude - épaule) sont fréquents. Ci contre, une photographie sous arthroscopie d'une opération réparatrice de l'épaule après un traumatisme lourd au javelot. Les lésions les plus courantes de l'épaule et du coude au javelot résultent des instabilités et des conflits mécaniques... La médicalisation du javelot n'est pas un but en soit. Mais, ignorer le traumatisme du lancer et les contraintes de la discipline n'est pas une solution. Si en France, les lanceurs (avant ou après blessures) sont assez isolés, en Finlande, on a décidé de poser la focale sur le sujet des jeunes...



JAVELOT : Une enquête nationale en Finlande pour étudier la mobilité des épaules et des coudes, selon
la force de rotation interne et externe développée. Un programme de prévention des blessures sportives
et des observations quantitatives et qualitative qui offrent des résultats significatifs.





Très impliquées pendant plusieurs mois dans le programme Javelot - KKL12, Marita Lang et sa fille Carita avec une image d'art
 



Thank you Eric Geirnaert
, this picture KKL12 looks GREAT! this great picture
remains me of those wonderful athletics, Leo Pusa, Harri Heliö, Tuomas Sallinen
and other people that made mine research possible!
Thank you all!
Lang Marita.

Hi, thanks Eric - nice picture and memory
from great project!
Tuomas Sallinen.





La Finlande est vraiment le pays du javelot ! Refusant les astreintes du climat (les contraintes qui
empêcheraient les compétitions), il est loisible de pratiquer les concours en salle. Un calendrier
assuré, le suivi et la formation des jeunes, oui, la Finlande est le pays du javelot.












      Article : Parlons Javelot - Nouvelle Calédonie.


      Eric G. : "Je le sais pour l'avoir éprouvé, l'essentiel c'est vraiment le terrain."

      Utilisé (le mot n'est pas trop fort) pour leur potentiel rentable (en comblant et de quelle manière des lacunes dans la discipline) certains clubs de la métropole ont fait les yeux doux aux talents français du lancer de Javelot. J'ai passé dix ans (de merveilleuses années !) à apprendre (beaucoup) des lanceurs calédoniens. L'essentiel tout au moins : "les théories conceptualisées par les professeurs d'EPS n'ont pas forcement de 'valeur' devant la prédominance du terrain". Mon camarade, complice Roger Lakalaka aimait dire que lui n'était pas "bon au javelot" et que son frère Jean Paul : "lui était fort". Presque pudique, timide, mais engagé comme un lion au combat, Roger m'a inculqué l'engagement. Celui qui n'a pas approché la valeur réelle (intime) des lanceurs calédoniens ne pourra pas comprendre. Aujourd'hui, la communication de ce pôle hallucinant riche de pépites SI incroyables est au point mort.

      Tient, prenons un autre exemple. Petelo Wakalina - Nouvelle Calédonie.

      Avril 1966, à cette époque Albert Rivet est l'entraîneur général des lancers. Et René Jean est sur le terrain à l'INS (institut national du sport) pour une séance où tout se passe bien, très bien même puisque son frère réalise 88m. Mais la séance n'est pas tout à fait "ordinaire". Tout commence très normalement. Petelo écoute, applique, comprend la technique cible et démontre qu'il s'approprie le geste correctement. Sans autre conversation inutile Petelo Wakalina montre qu'il veut lancer avec ses sensations techniques et que les théories (forcément théoriques) sont "secondaires". "Va pour les conseils -qui font évidemment évoluer-, mais, l'essentiel c'est la sensation au bon moment sur le terrain." Vite repéré à l'armée lors de lancers de grenades sidérant (à plus de 100m?!), Petelo, de l'avis des spécialistes était sans doute le meilleur potentiel français de tous les temps. Sur la piste de javelot d'entrainement au Bataillon de Joinville, l'engagement, de plus en plus physique, monte... La promesse de rendement de la technique travaillée pourra-t-elle être si efficace comme le prétend (si justement !) le coach, qui, précisons le, a un mérite formidable d'entrainer une telle personnalité. Petelo, sans aucune objection conceptuelle, souhaite simplement appliquer ce qu'il ressent. Et, pour concrétiser les perceptions ressenties autant marquer les choses. Petelo propulse son javelot... Où ? Mais à l'autre bout du terrain d'entrainement, par dessus la bute d'arrêt (3,5m de haut), par delà les limites du raisonnable puisque le javelot planeur fini sa course à un mètre de hauteur dans le wagon de "la cartoucherie" qui stationne hors de l'enceinte de l'institut national du sport ! L'essentiel est dit. La théorie des bons lancers est celle maintenant du terrain, qui démonstration faite, est d'ailleurs trop court... Coup de sensation et coup de maître ! Le coach et l'athlète partagent la réalité de terrain ! D'un regard animal, Petelo Wakalina pouvait vous figer physiquement et réellement. Pas forcément grand, musculeux et lourd, Petelo, d'une densité incommensurable, avait le charisme absolu du redoutable guerrier. Toute injure à sa majesté (et il n'y a aucun sens négatif dans mes propos, bien au contraire !) déclenchait la puissance du volcan. Réveillez l'animal est vous verrez qu'il lance bien au delà des 90m !



Petelo Wakalina - Nouvelle Calédonie, 95.00m au planeur
à l'entrainement en avril 1966 ! Sans doute le meilleur
potentiel français de tous les temps.


      Observation faite, le wagon se trouvait exactement à 95 m de la piste de javelot. Et l'impact du planeur à un mètre de hauteur démontre que le jet non arrêté aurait été... comment dire... Et, d'ailleurs quoi dire? Peut-on raisonnablement imaginer un jet à 96-98m ? Effarant! Totalement incroyable. Le javelot n'a pas été emporté par une rafale qu'un quelconque ouragan providentiel... Non, c'est tout simplement de la vraie balistique. Bon sang ! Pour ce test de fin de période hivernale Wakalina a frappé fort, TRES FORT ! Ce jet remarquable (qui n'a rien de miracle) rappel le jet historique de Michel Macquet surnommé "Michel bras de fer" lorsque le 21 octobre 1961, (aux sources de l'olympisme, dans le stade d'Athènes où furent célébrés les premiers jeux olympiques modernes), Michel propulsa son javelot sur le mur d'enceinte situé à plus de 80m d'ailleurs entouré des sculptures de marbre célébrants les dieux de l'Olympe. Oui, la comparaison est évidente, à la différence près qu'il y a ici plus de 15 METRES d'écart !!! "Michel bras de fer" ? Comment faut-il surnommer Waka ? En avril 1966, le record mondial du lancer de javelot est détenu par Terje Pedersen 91.72 m, mais pour combien de temps encore?
 
Nouvelle Calédonie, le Javelot : Roger Lakalaka au centre et Petelo Wakalina sur la droite de l'image.







Le Javelot en "rotation"

Oui, au fait, la technique de lancer de javelot en "rotation" ?




Oui, outre la remarquable "technique en rotation" de notre lanceur cubain préféré, (un peu
d'humour), aux premiers temps des javelots planeurs, -certains s'en souviennent- les
basques avaient imaginé lancer le javelot en rotation. Revoyons ce sujet intéressant...





      Article : La technique historique de lancer de javelot en rotation.

      Utilisons l'infographie pour rappeler une histoire fascinante...

      Il est intéressant de rappeler que Félix Erausquínun a transposé -à 49 ans !- en 1956 la technique du lancer de la barre basque à l'athlétisme en propulsant des javelots Held à plus de 100 mètres. Félix E. savonnait le matériel pour améliorer la glisse du métal dans la main pendant la prise d'élan. Pulvérisant le record mondial -en prenant de vitesse les responsables d'athlétisme-, Félix E. (un précurseur qui a évidemment été copié) a contribué à faire évoluer les règlements du lancer de javelot. D'ailleurs, le 12 octobre 1956, six semaines avant l'ouverture des Jeux olympiques de Melbourne, Miguel de la Quadra Salcedo, au stade Jean Bouin à Paris, fait la démonstration étonnante de la technique de lancer en rotation en réalisant la performance de 83,43 m -soit 23 cm de moins que le record officiel de la discipline 83.66 m réalisé par Janusz Sidlo (Pol.) à Milan le 30 juin. Le norvégien Egil Danielsen établira le nouveau record mondial: 85.71 m aux jeux de Melbourne le 26 novembre avec la technique conventionnelle (et réalisera également 93.70 m avec la technique en rotation).







Une vidéo sur Youtube du lancer de javelot en rotation (1956).
(Et, téléchargez, ici le fichier au format MP4.)


      Le palankari et le javelot.

      Le lancer de barre à mine est un jeu ancestral ancien qui semble remonter au 16ème siècle avec des basques tailleurs de pierres qui, entre deux chantiers de constructions, s'amusaient à lancer leurs outils durant les moments de repos. La palanka (la barre à mine) pèse de 5 à 15 Kg. Il existe plusieurs techniques de lancer, de face avec les pieds ou pas sur la même ligne entre les jambes (Apetxo edo zuzenkara, Zankarte, Zankha-gibel) et évidemment en rotation (Jira erdian). Voici des vues de 1946 et 1942 avec en vignette Félix Erausquínun.







      Article : Tout est bon pour remettre le javelot sous les feux de la rampe.

      Concernant le sport, les choses deviennent étranges... Désormais avec les outils modernes, Internet et les réseaux sociaux, l'essentiel n'est plus le contenu d'un sujet, la qualité, la véracité des propos d'un article de fond. NON, l'essentiel est ailleurs... L'essentiel est la "présence"... Oui, aujourd'hui, Il faut une présence et peu importe la qualité du contenu. Comment se construire une "présence" sur Internet, comment construire une "présence" sportive ? De quoi déconcerter un directeur de marketing, toutes les astuces (des plus virtuelles au plus abstraites), sont aujourd'hui inventées pour amorcer une communication sans contenu.


Via certains sites (plus marketing que sport), le web décerne
des prix étranges pour avoir une "présence" sur la toile...



      A coté des vrais stages-séminaires (informatifs, pédagogiques où on lance en groupe et où l'on apprend vraiment des choses sur le lancer de javelot), il existe ici et là, aujourd'hui, une autre "com"-Javelot... Une communication étrange... Pour faire des annonces sans rien dire, pour occuper la toile sans publier d'information (neuve et utile) la tendance est aux élections. Les internautes peuvent voter pour un classement où sera élu l'athlète du mois. C'est simple, (assez inutile), mais, c'est la tendance... (Rires). Oui, on mesure tout et n'importe quoi en nombre de "clics". Le vote Internet est une évaluation (très discutable) de la notoriété du jour, une sorte de gloire assez étrange et virtuelle... Des lanceurs de javelot sont élus athlètes du moment. Peut-être aurons-nous dans quelque temps, sur la toile, l'athlète de la semaine et pourquoi pas l'athlète du jour et même du matin. Aurons-nous le sportif du petit matin et le lanceur primé de 8h15 ? Tient, une idée, il faudrait peut-être ordonner les votes par discipline, par région, par sexe et par catégorie d'âge... Chacun aurait ainsi sa gloire ! Tout est bon pour faire la "présence" et remettre le javelot sous les feux de la rampe... Autosatisfactions narcissiques valorisées par les outils du web ? Oui, quand même un peu... Et un petit clic n'a jamais fait de mal... Votez pour moi, bientôt 8h04, je suis le "lanceur du jour"...

      A côté du "golden Javelin award", sur le même espace web, tournent en boucles les vidéos d'entraînement. Arrêtons-nous cinq secondes sur ces séances où l'on voit quelques lanceurs travailler la "frappe" en lançant -sans trop réfléchir- les médecine-balls contre un mur. Ces exercices (utiles et importants) ont pour objet de muscler l'épaule et le dos. Mais, l'exercice -à une main par exemple- ne doit pas être utilisé seul comme séance technique. En examinant attentivement et réellement les intentions fines de quelques groupes d'entraînement (l'école anglaise par exemple du temps de Steve Backley) on voit vraiment que l'intention primordiale est d'engager c-o-n-s-t-a-m-m-e-n-t l'épaule pendant chaque geste produit. Et, d'ailleurs pour vérifier qu'il n'y pas de dérive technique, la séance de musculation (au médecine-ball) est constamment couplée à des lancers de javelot. Les séries au médecine-ball sont coupées de lancer de javelot ! ATTENTION : un long travail à l'élastique, un volume de travail important à la massue, de longues séries à la balle ou au médecine-ball contre un mur peuvent modifier les sensations du passage de l'épaule et déprogrammer la mémoire gestuelle du corps. Les intentions fines doivent toujours être la précision gestuelle fine constamment rectifiée. C'est un fait, quelques répétition de gestes faux dégrade rapidement (et souvent longtemps) une technique de lancer. Mimer un exercice (à forte intensité pour une vidéo qui sera déposée sur le web) n'est pas suffisant. Il faut comprendre l'utilité du geste musclant produit et vérifier réellement et immédiatement que la technique (du moment pendant la séance) n'est pas dégradée par l'acquisition physique en marche. Pour cela il faut réfléchir et écouter ses sensations corporelles et gestuelles. Le web devrait donner des "goldens Javelin awards" à ces entraîneurs (trop rares) qui travaillent de cette façon...









Bon, passons aux "VRAIES" publications ...





Voici, ci dessous, le geste "VRAI", pur, non dénaturé, du lancer juste !

Position initiale de la main, rotation de la main, projection du bras
et même le regard bien orienté puis même étonné
au rendement ad-hoc qui fait la perf...


Oui, incroyable, la preuve en image, un enfant naturellement lance juste.
Donc, si adulte il développe des défauts, vous êtes...
...vous êtes alors un mauvais coach. (Humour ?).








Le lancer de Javelot (PDF) : Rappel des bases techniques par Jean-René MONNERET, Entraîneur National du lancer de javelot.


Quelques travaux par Jean-René MONNERET, Entraîneur National du lancer de javelot :


1996 : "Le Lancer de Javelot à Atlanta - biomécanique du temps d'épaule", n°143, revue de l'Association Nationale des Entraîneurs Français d'Athlétisme.

1997 : "Championnats du Monde d'Athènes - le lancer de javelot" n°147, revue de l'Association Nationale des Entraîneurs Français d'Athlétisme.

1998 : "Budapest : Le javelot, pas de surprises", n°151, revue de l'Association Nationale des Entraîneurs Français d'Athlétisme.

1999 : "Le Javelot à Séville", n°155, revue de l'Association Nationale des Entraîneurs Français d'Athlétisme.

2001 : "L'initiation au lancer de javelot", n° 161, revue de l'Association Nationale des Entraîneurs Français d'Athlétisme.

2005 : "Le Lancer de Javelot", n° 178, revue de l'Association Nationale des Entraîneurs Français d'Athlétisme.




      Pour ceux qui ont le plaisir de connaître René Jean Monneret, (l'entraîneur national javelot, en vignette, ci-contre) force est d'admettre que LE personnage -sympatique- est complètement imprégné de "pure" technique javelot. Aussi, il fallait bien un document (humoristique) pour rapporter les faits archives... Attention, malgré le pseudonyme (René Yan Moonret), l'homme est bien notre René Jean préféré ! Alors, la vérité technique sur notre plus grand spécialiste français du javelot : image.



René Jean, les oiseaux et le javelot... Ces infographies tout azimuts n'ont que
pour objet de montrer le potentiel d'expression des images...







Ci dessous, le petit mot de Maître René Jean Monneret :

      Éric tes productions sont très attrayantes, comme d'habitude, Vraiment tu me combles. Je te remercie de ta sollicitude, c'est très sympathique.

      Je suis quand même toujours impressionné par la qualité esthétique et informationnelles de tes productions...

      Ceci dit, je trouve ton site à la fois très bien présenté, attrayant et artistique, (ce qui manque souvent à ce type de site, le mien y compris). Continue et n'oublie pas de passer visiter le PBPDM (le Plus Beau Pays du Monde), évidemment, sous entendu,... le JURA.

      René Jean Monneret.







      Il n'y a pas que le sport dans la vie.


      Cette page Internet, ici, présentée de cette façon, n'est (surtout) pas conduite par un sentiment de frustration né d'un manque de notoriété ou d'un entêtement rigide à démontrer que : le javelot est "le plus beau sport du monde" (ce qui est d'ailleurs vrai selon les propos de R.-J. Monneret. -humour-). Non, ce site Internet (associé aux lanceurs via surtout pour les posters réalisés à la demande) souhaite seulement montrer que des présentations esthétiques, des sujets très variés, peuvent, je crois, exister pour promouvoir le javelot... Tout est affaire de passion et, également, de coopération.





Les infographies javelot, (logos, affiches, posters, wallpapers, etc.), sont toutes
réalisées avec vos images d'archives et/ou d'actualités à la demande...






Javelin-Art : C'est la réalisation de tous les travaux graphiques à la demande.





All Javelin images are produced by Eric Geirnaert.
Javelin - Art Contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr


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