-=-=-=-=-=-=- Inventaires et canulars de science -=-=-=-=-=-=-

      Le canular de science.

      Le canular de science, c'est comme le dopage en sport. Il est sensé ne pas exister (par contre, il fonctionne plutôt bien). Pour raconter des faits sans être diffamant, pour parler du sujet sans exagération, une méthode efficace consiste à préparer un outil. En travaillant aux inventaires des insectes de l'ambre (une science résolument descriptive qui ne va pas révolutionner l'avenir du Monde), je me suis rendu compte que des hautes "autorités" exprimaient derrière le sourire de façade des haines mortelles associés à de vraies menaces pour des raisons assez peu rationnelles. Voulant protéger l'essentiel de ce qui constitue la vie, (je reste flou volontairement), j'ai inséré des chevaux de Troie dans mes livres, lesquels, ouverts à retardement, démontrent les rouages cachés de la science, les jeux de la fraude et du mensonge. Les exemples d'articles frauduleux (qui ridiculisent l'édition) se multiplient désormais car ils sont révélés par l'utilisation des technologies modernes. Manque de rigueur, petits arrangements avec la réalité des faits, trucage et dupperies sont révélés par des lanceurs d'alertes... Les ufologues (pour ne prendre que cet exemple) donnent régulièrement du fil à retordre à la Nasa, en analysant, millimètre par millimètre, les documents et en inventant même des équipes autonomes pluridisciplinaires... Associé à la notoriété et/ou à l'argent, le canular est partout... Prenons le sujet des inventaires "biologiques"...


 
Le cheval de Troie (au moins en science, dans un ouvrage) peut consister en une énormité insérée volontairement dans le contenu d'un
sujet stratégique. Et, via les outils Internet, la méthode consiste à chercher dix, quinze ans plus tard, qui s'est approprié le sujet
(avec l'erreur) pour démontrer comment la fausse vérité à circulé. Via les moteurs de recherche, le système fonctionne
idéalement. Le cheval de Troie caché dans un ouvrage papier fonctionne un peu comme le marquage
invisible par ADN de certaines œuvres d'art protégées contre le vol...




      Biodiversité, Bio-stupidité, quand l'esprit scientifique s'égare.

      La taxonomie invente ses espèces. Sous quelques latitudes méconnues du public, dans des milieux d'accès difficiles, les espèces médiatiques sont fabriquées de toute pièce... En propulsant la biodiversité au rang de préoccupation (politique, économique et médiatique) les conventions, les réunions de spécialistes ont suscité une avalanche de synthèses, des projections et quelques mystifications... Poussé par l'info "spectacle", les canulars sont fabriqués... Gaston Bachelard a écrit qu'"une expérience scientifique est une expérience qui contredit le sens commun". La science a effectivement pour objet de secouer les dogmes pour repousser les frontières du commun. Faire de la science c'est explorer la para-science en posant la focale sur les phénomènes et les objets qui n'ont pas (encore) d'explication. Mais appliquer ce processus intelligent aux phénomènes de la nature suppose aussi et surtout de balayer les canulars inventés par des imbéciles fous guidés par leurs intérêts surtout ludiques et/ou honorifiques pas toujours synonymes de rationalité. La nature, la science a-t-elle besoin de canulars pour être intéressante ? Des auteurs idiots (encombrent inutilement le paysage) en inventant des espèces parfois extraterrestres...


 
Avant que le web n'existe, les canulars étaient dans les livres. Voici l'exemple du Dugong.
Page 40, voici le : "Dugong dépecé, un étrange mammifère marin de l'océan indien
".



En travaillant aux inventaires des espèces et des espaces, on découvre que des auteurs (guidés
surtout par des intérêts honorifiques peu rationnels) inventent des canulars ! Les faux sont
fabriqués, inventés pas des spécialistes (parfois les scientifiques).



Les mêmes canulars par dizaines...



L'objet canular "Dugond" a d'ailleurs ses homologues par dizaines... Dans de nombreux pays des chimères (certifiées authentiques) encombrent les musées et ne sont que des duperies scientifico-culturelles...




 



      Une espèce marine monstre !!!! La taxonomie des fous ! Biodiversité, quand l'homme invente les espèces...

      Sans autre désir que celui de proposer des canulars et de s'amuser avec le public, certains scientifiques et quelques amateurs "éclairés" inventent de toutes pièces des monstres qu'ils nomment et qu'ils publient (sans humour) dans des ouvrages sérieux (voir-ci dessus). Faut-il jeter l'opprobre sur ces pseudo-vulgarisateurs qui encombrent la science "vraie" ? Faut-il expliquer que ces personnes pensent le public trop stupide pour connaître le nom scientifique des espèces et proposent alors ce terme vernaculaire, (lorsque le patronyme du découvreur déjà utilisé n'est pas accepté) comme si la culture populaire avait besoin d'un mot "paysan" pour chaque bestiole.
Ces amateurs-"scientifiques" joueurs d'approximations sont les mêmes qui ont donné plusieurs noms aux dinosaures alors que ces animaux se transformaient simplement avec l'âge au cours de leur vie. Comble et record, une éponge porte aujourd'hui 56 noms scientifiques !!! Et, -humour-, avec la taxonomie des fous, selon que vous serez grand ou petit vous aurez un nom prestigieux correspondant au patronyme du chercheur (heureux de passer à la postérité) où vous aurez le nom d'un châtiment divin. Mieux vaut ne pas rencontrer ces "thanatopracteur"... En effet, pour vérifier le nom scientifique, l'animal doit être sacrifié, (disséqué, observé sous binoculaire pour les arthropodes) ! 90% des identifications entomologiques se font sur des cadavres pour litre la tripaille des pièces génitales. Les taxonomistes qui utilisent des classifications variables en niveau, par époque et par pays, tombent ensuite dans l'écueil de l'ergotage en donnant des vocables intraduisibles rendant les travaux incompréhensibles au-delà du cercle des initiés. Les frontières du "savoir" sont alors aussi obscures que les noms sont incompréhensibles. Tout ceci pour brouiller la communication entre amateurs et professionnels en restant propriétaire du sujet... Mais, le pire (ou le meilleur) reste encore l'invention du GROS canular qui plante tous ceux qui travaillent aux inventaires et aux expertises...






      Inventaire des espèces et des espaces...

      Pour évoquer les canulars (et la fébrilité de la science "pure et dure" qui se trompe) rapportons le cas de ce triangle célèbre photographié à Petit-Rechain (Belgique) le 4 avril 1990, où les plus grandes instances mondiales se font duper par Patrick Maréchal qui suspend dans son jardin à deux mètres du sol par des fils un triangle en polystyrène (frigolite) peint en bleu sur lequel il ajoute quatre ampoules électriques (pour donner une réplique du TR3B) . L'objet triangle est sensé représenter le phénomène qui survole le ciel belge à l'époque... Photographié légèrement en mouvement devant un appareil fixe sur pied, la diapositive donnée aux experts est réelle mais n'a cliché qu'un canular de potache. Plusieurs magazines BIEN "scientifiques" expliquent la science de la diapositive, jusqu'aux chercheurs de la NASA qui, eux-aussi, vont se casser les dents sur l'image... TOUT ceci pour dire que la science des inventaires fourmille de canulars...



La science encombrée par des inventions et des duperies... Dans les travaux d'inventaires avec les
espèces créées de toutes pièces, le canular le plus énorme est peut-être celui de Ray Santilli qui a
demandé à John Humphreys de lui construire un vrai faux humanoïde pour construire
un film présentant l'autopsie d'un extraterrestre trouvé à Roswell...









En creusant un peu la "science" des faits, on
découvre une profusion de canulars...


      Les canulars historiques présentés ci-dessous (liste non exhaustive) sont des sujets certifiés authentiques par leurs découvreurs (inventeurs). Les objets sont frauduleux dès leurs inventions. Il ne s'agit donc pas de sujets qui traitent de l'étrange et du mystique "ésotérique" où les interprétations sont souvent douteuses. Les fraudes présentées ici ont toutes été préparées délibérément par leurs concepteurs, dans une connaissance parfaite des tenants et des aboutissants.
1726 : Les fossiles contrefaits
de Johann Beringer.
Si Gerold Steiner a publié en 1961 un livre consacré aux Rhinogrades, un animal totalement fictif, les scientifiques du Musée d'Histoire Naturelle de Paris (grands joueurs devant l'éternel) nous expliquent que l'animal existait dans les caisses de Louis Bouffon entreposées à la cave permettant d'étudier le génome de cet animal intermédiaire entre la souris et l'éléphant. Pour vivre le canular sous les feux de l'actualité et des médias, les chercheurs annoncent la découverte du nouveau genre Nasoperforator présenté au public...
L'Archaeoraptor un fossile contrefait publié en fanfare (1999) dans le National Geographic.
Pas spécialement connu pour son sens de l'humour, le canular de la mouche des latrines plongée dans un ambre authentique de la prestigieuse collection du Musée de Londres par le conservateur en chef, est sans doute un règlement de compte plus qu'un petit amusement de potache. Les canulars de Friedrich Hermann Loew sont l'expression de la science en marche...
Le docteur René Gabriel Jeannel, Directeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris en 1951 en couverture de son Atlas de paléo entomologie aux éditions BOUBEE donne l'image d'un insecte énorme de l'ambre sans aucune référence d'aucune sorte. Si les insectes authentiques de l'ambre sont nimbés d'un halo blanc, les faux deviennent noirs sous l'effet exothermique du durcisseur qui solidifie les résines bakélites.
Elsie Wright et Frances Griffiths, deux jeunes cousines qui vivent à Cottingley, âgées respectivement de 16 et 10 ans en 1917 sont clichées en compagnie des fées (de Cottingley). Les photographies reconnues extraordinaires nourrissent l'imaginaire collectif. Dans les années 1980, les femmes âgées de 80 ans, avouent que les images sont des trucages utilisant des figurines en carton extraites d'un livre pour enfants.
Découvert le 18 octobre 1869 dans l'état de New York, le géant de Cardiff. Un certain William C. Newell découvre le corps semblant pétrifié d'un homme mesurant trois mètres...
Un canular, donc, de très grande taille !
Le "tract de Villejuif" (1976, diffusé par des anonymes) est une fraude, une sorte de tentative de déstabilisation qui liste des additifs alimentaires affirmés être cancérigènes.
Commenté dans 250 publications scientifiques, l'homme fossile de Piltdown (1912) n'est qu'une fraude (identifiée dans les années 60) comme le mélange d'un homme affublé d'une mâchoire d'orang-outang.
A la vitesse d'une publication par semaine, le physicien allemand Jan Hendrik Schön est l'un des fraudeurs les plus productifs de l'histoire de la physique moderne...
Doug Bower et Dave Chorley expliquent
comment ils font leurs vrais faux crops circles...
Pour s'attacher l'actualité des médias, Joe Rudy et Chris Russo inventent le "grand canular ovni de 2009" de Morristown en lâchant des lumières éclairantes attachées à des ballons d'hélium le 5 janvier. Un "amusement potache" pas forcément apprécié puisque condamné par la justice à une amende de 250 $ chacun et un travail d'intérêt général de 50 heures.
Sur le web, dans les vidéos
de GROS canulars...


De plus en plus énorme, presque ridicule, voici
l'alien lunaire baptisé Mona-lisa supposé
provenir de Delporte Crater (1976)
photographié à bord d'Apollo 20
avec ses manuscrits étranges.
Horace de Vere Cole en 1910 invente le canular du Dreadnought. Horace Cole peint en noir ses collègues et leur donne des accoutrements vestimentaires pour inventer l'identité d'une famille soi-disant royale d'Abyssinie qui vient visiter le navire de guerre HMS Dreadnought amarré à Weymouth, dans le Dorset.
Le "Sky Dreadnought", une arme prétendue antigravitationnelle américaine aperçue et filmée dans le ciel ukrainien, est commentée avec force et détails sous toutes les coutures. L'objet porte le nom du canular d'Horace de Vere Cole (ci-dessus)...
L'ovni de Bélesta du 16 octobre 1954 est un canular réalisé avec une roue de vélo, un guidon et des lampes électriques par Jean et André Sibra, René Lagarde, Gérard Pibouleau et Gérard Coléra...
Dans la nuit du 26 novembre 1979 à Cergy-Pontoise, Frank Fontaine, Jean-Pierre Prévost et Salomon N'Diaye, disent apercevoir dans le ciel un ovni qui enlève Frank. Après avoir joué avec les médias et les autorités, les auteurs avouent le canular en juin 1983. L'affaire Ovni de Cergy est bidon.
L'officier de police Lonnie Zamora, près de Socorro au Nouveau Mexique, rapporte le célèbre cas ovnis du 24 avril 1964. Et les correspondances de 1968 du chimiste (prix Nobel de la paix), Linus Pauling à Stirling Colgate (ci contre), éminent physicien président de New Mexico Tech., annoncent la couleur du canular...
Le 6 janvier 1958, cinquante personnes voient un objet volant non identifié dans le ciel, au large de l'île de la Trinité. Le photographe Almiro Barauna propose une image. 52 ans plus tard Emília Bittencourt, sa nièce, avoue que l'ovni est fait de deux cuillères à soupe jointes devant le réfrigérateur de sa cuisine utilisé comme toile de fond. Dans le magazine Mundo Ilustrado, A. Barauna expliquait dès 1954, comment photographier sans effort un canular d'OVNI...
L'ovni de 1967 (qui était suspendu par un fil) au château de San José de Valderas, dans la banlieue de Madrid, photographié par Pena et Antonio Pardo est un canular. Les tubes métalliques, dont certains contiennent des lamelles d'une fine matière plastique portant le sceau d'Ummo sont des étuis de thermomètre avec des rubans de Tedlar, un fluorure de polyvinyle fabriqué par Dupont de Nemours utilisés par un ingénieur de la NASA se trouvant alors en Espagne.
Connu sous le nom d'homme tomate, l'image est censée être celle d'un alien photographié le 7 juin 1948 après le crash de sa soucoupe. L'observation révèle des lunettes (humaines) et du matériel électrique (terrestre) calciné...
En prenant des acteurs malades du syndrome
de Hutchinson-Gilford (Progeria) le cinéma
"matérialise" l'image des petits
hommes venus de l'espace...
Un E.T. canular parmi tant d'autres. Dans le Yorkshire, le policier Philip Spencer déclare avoir été enlevé le 1er décembre 1987 par des êtres extraterrestres qu'il a eu le temps de photographier... L'image floue est celle d'un agent d'assurances (photographié à son insu), qui rendait visite à ses clients tandis qu'il traversait la lande...
Image attribuée à Adolf Schneider et prise à Cologne en 1950, publiée dans le magazine Neue Illustrierte, voici l'alien "Silverman". La vue très souvent reprises dans des travaux sérieux n'est à l'origine qu'un canular photographique de 1er avril...
Le 8 juillet 1953, le policier Sherley Brown écoute trois hommes (Ed Watters, Tom Wilson, et Arnold Payne) qui expliquent avoir trouvé un extraterrestre. L'histoire fait sensation. Mais E.T. est un singe capucin, rasé à la crème épilatoire, sans cervelle à qui on a coupé la queue. Pariant 10$ qu'il pouvait faire la une du journal local en une semaine, Ed Watters a sacrifié un singe pour construire un canular. De tels exemples existent par dizaines dans les journaux... Aujourd'hui les mêmes canulars se font en vidéos sur le web...
      Comment prendre au sérieux des sujets et maintenir des réflexions utiles à la recherche de la vérité lorsque les dossiers sont truffés d'imbécilités ? Le pire encombrement que l'on puisse faire est d'introduire des canulars de science qui vont discréditer les dossiers et décourager le public (et la curiosité naturelle des chercheurs). De nombreux domaines intéressants et digne d'intérêts se discréditent eux-mêmes par le nombre et l'énormité des canulars.


      Faire le voyage d'inventaire des espèces, faire l'étude de Biodiversité, c'est forcement avancer en terre inconnue. C'est faire la quête mystique de l'animal inconnu et étrange...

      En travaillant -sérieusement- à l'inventaire de biodiversité, (je dis bien sérieusement) on découvre de nouvelles espèces plus ou moins "originales", inédites, insolites... Un naturaliste sérieux se doit évidemment d'examiner le travail de ses pairs et cela passe par un contrôle des ouvrages. Prenons : Les Enigmes des Origines de la Vie, d'Albert Demaziere et Yves Verbeek, Editions De Cremille, 1973. Arrêtons nous à la page 40, au paragraphe : "Les Origines de la Vie", et, regardons l'illustration en pleine page... Les auteurs veulent-ils s'amuser ou prennent-ils les lecteurs pour des imbéciles - candides ? Roger-Violet présente son "Dugong dépecé, un étrange mammifère marin de l'océan indien". L'animal, écorché, collage idiot de bric et de boc est une chimère fabriquée, une réunion de plusieurs animaux hétéroclites. Les dugongs portent-ils des perruques ? (=Humour).
Bref, les scientifiques et les auteurs sont de grands enfants... Le besoin d'étrange, tout cela pour dire que les canulars encombrent les vrais travaux sérieux....




-=-=-=-=-=-=- Inventaires et canulars de science (fin) -=-=-=-=-=-=-





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Cette présentation est réalisée par l'ABC (Art Bien Communiquer).
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